Cet article date de plus de 8 ans

Ballade dans le monde sucré des abeilles

Dans la vallée du Prunelli, un apiculteur ouvre ses ruches et propose au public de partager les secrets de son miel.
video title

Loisirs : Le Jardin des Abeilles

Dans la vallée du Prunelli, à une vingtaine de minutes d¿Ajaccio, un apiculteur ouvre ses ruches et propose au public de partager les secrets de son miel lors d'un parcours pédagogique autou du monde des abeilles.

A une vingtaine de minutes d’Ajaccio, on peut faire la rencontre d’un apiculture amoureux de sa miellerie.

Ce passionné ne se contente pas de veiller sur les 500 ruches de son exploitation, mais embarque également le public dans une visite de son Jardin des Abeilles, sur les traces de l’abeille noire insulaire et de goûter aux variétés de miel AOC.

La filière apicole insulaire compte plus de 300 producteurs dont 82 produisent sous Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). La production globale de miel est évaluée à 348 tonnes par an. La plus grande partie de la production est vendue localement et le reste, environ 5 à 10%, à l’extérieur de l’île.

Six types de miels appartenant à la gamme de l'AOC "Miel de Corse – Mele di Corsica" sont disponibles tout au long de l'année. A travers les saisons, chacun de ces miels est issu d'un type de floraison spontanée au coeur d'un biotope spécifique. Cette diversité se retrouve dans les saveurs des miels, du plus doux au plus corsé :

Miel de printemps, Asphodèle et clémentiniers, le plus doux ;

Miel de maquis de printemps, Bruyère Blanche, le plus riche ;

Miel de châtaigneraie, fortement parfumé ;

Miel de miellat du maquis, boisé, arômes de fruits secs ;

Miel de maquis d'Automne, le plus puissant ;

Miel de maquis d’été, plus fruité et aromatique.

Mais la production de miel est menacée. Comme sur le continent, les apiculteurs insulaires sont confrontés à la surmortalité de l’espèce, entraînant la disparition de milliers d’essaims, depuis le milieu des années 1980. Dans un rapport publié en 2009, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recensait plus de quarante causes pouvant être associées à la mortalité des abeilles : appauvrissement de la diversité et de la qualité des ressources alimentaires, intensification des monocultures, action d'agents pathogènes responsables de maladies, pesticides ou encore certains prédateurs tels que le frelon asiatique. A l’époque déjà, le taux de surmortalité des abeilles atteignait 30 à 35%. De quoi s'inquiéter : plus d'abeilles = plus de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales. Une menace pour l'espèce humaine ?

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
apiculture