Politique agricole commune : bilan d’étape des contrôles en Corse

Malgré la contestation de certaines organisations et responsables d'agriculteur, la Préfète de Corse assure qu'ils se déroulent globalement bien sur le terrain. / © Jean-André Marchiani / FTVIASTELLA
Malgré la contestation de certaines organisations et responsables d'agriculteur, la Préfète de Corse assure qu'ils se déroulent globalement bien sur le terrain. / © Jean-André Marchiani / FTVIASTELLA

Les contrôles des aides agricoles européennes continuent sur les exploitations. Malgré la contestation de certaines organisations et responsables de la profession, la Préfète de Corse assure qu'ils se déroulent globalement bien sur le terrain.

Par France 3 Corse ViaStella

La préfète de Corse et la directrice de la Draf (direction régionale de l’agriculture et de la forêt) ont effectué un bilan d’étape des contrôles liés à la politique agricole commune (PAC) en Corse, ce lundi 18 novembre. En tout, selon Josiane Chevalier, il reste actuellement environ 500 contrôles à effectuer

Dans l’île, la Pac représente une enveloppe de 36 millions d’euros par an, versés aux agriculteurs insulaires. Cette année, 22 millions ont été versés, le reste sera effectué par la suite. Mais l’enjeu du dossier va au-delà de cette somme. Bruxelles menace la France de ne pas payer 1,4 milliard d’euros si elle se révèle incapable de remettre de l’ordre dans cette situation. 
 

« Un bon dialogue entre les agriculteurs et les contrôleurs »


Ainsi, des moyens importants ont été dépêchés par le ministère de l'Agriculture. 25 contrôleurs sillonnent actuellement la Corse. « Sur les contrôles effectués, les écarts sont peu significatifs. Les contrôles se passent bien, il y a un bon dialogue entre les agriculteurs et le contrôleur. C’est l’objectif des contrôles de faire en sorte que tout se passe bien, dans un climat serein. J’espère que les 500 autres contrôles vont pouvoir se passer dans la même atmosphère », soutient la préfète de Corse. 

 


À l’origine de cette situation : une différence d’appréciation sur les parcours pastoraux. En 2016, les représentants de la profession ont réussi à faire reconnaître la valeur nutritive de ces parcours pour les troupeaux, puis les critères ont changé. 

Une situation à laquelle s’ajoutent des doutes de Bruxelles sur certains dossiers. Des fraudes auraient pu être commises. Actuellement, les premiers contrôles font état de 20 % d’anomalies. 
 

Sur le même sujet

Les + Lus