La présidente de l'association Sulidarità mise en examen

30/01/2018 - Un rassemblement de soutien avait lieu devant le commissariat d'Ajaccio, alors que la présidente de l'association Sulidarità était convoquée à Paris. / © S. LAPERA / FTIASTELLA
30/01/2018 - Un rassemblement de soutien avait lieu devant le commissariat d'Ajaccio, alors que la présidente de l'association Sulidarità était convoquée à Paris. / © S. LAPERA / FTIASTELLA

La présidente de l'association de soutien aux prisonniers nationalistes corses a été mise en examen mardi, soupçonnée d'avoir aidé dans sa cavale un suspect de l'enquête sur des attentats à la roquette contre des gendarmeries en Corse en 2013.

Par France 3 Corse ViaStella avec AFP

Katty Bartoli, présidente de Sulidarità, a été mise en examen à Paris par une juge antiterroriste pour "recel de malfaiteurs terroristes" et laissée libre sous contrôle judiciaire. 

Au moment de sa convocation à 14h30, un rassemblement de soutien, réunissant une trentaine de personnes, a eu lieu a proximité du commissariat de police d'Ajaccio. 

Le groupe Corsica Libera à l'assemblée de Corse a indiqué apporter "un soutien et une solidarité sans réserve à l’égard de Katty Bartoli". "Plus de trois ans après la décision de démilitarisation prise par le FLNC", ses élus dénoncent "une approche de la situation politique corse d’un autre temps".

En octobre, Katty Bartoli avait été placée en garde à vue en Corse, un mois après l'arrestation de Franck Paoli, recherché depuis presque quatre ans.

Interpellé le 12 septembre en Corse, cet homme de 35 ans avait été mis en examen deux jours plus tard à Paris pour, notamment, dégradation avec explosifs en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste, selon une source judiciaire. Il avait été incarcéré en région parisienne, à Fleury-Mérogis.

Le 5 décembre 2013, les deux plus grosses casernes de gendarmerie de Corse, à Ajaccio et Bastia, avaient été la cible d'attaques à la roquette antichar.

Ces actions, jamais revendiquées et qui n'avaient pas fait de victimes, avaient été interprétées comme une riposte à des arrestations de sympathisants nationalistes, soupçonnés de deux séries d'attentats contre une quarantaine de résidences secondaires appartenant à des continentaux en mai et décembre 2012. Ces actions avaient, elles, été revendiquées par le FLNC (Front de libération nationale de la Corse). 

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