Territoriales : du centre à l'extrême gauche, les candidats se préparent aux élections

A près de deux mois des élections territoriales en Corse, les candidats du centre et de la gauche travaillent à leur stratégie électorale. Jean-Charles Orsucci, pour La République en Marche, doit encore présenter sa liste. L'extrême-gauche est, elle, marquée par des divisions internes.

Illustration. Les élections territoriales, prévues les 20 et 27 juin prochains, ont été repoussées à deux reprises en raison du contexte sanitaire lié au Covid-19.
Illustration. Les élections territoriales, prévues les 20 et 27 juin prochains, ont été repoussées à deux reprises en raison du contexte sanitaire lié au Covid-19. © Maxime Jegat/MaxPPP

A près de deux mois des élections territoriales, les candidats se mettent en ordre de marche. Pour faire face à Gilles Simeoni (Femu a Corsica) ou encore Laurent Marcangeli, les têtes de liste de centre et de gauche peaufinent leur stratégie.

Les élections territoriales, déjà repoussées à deux reprises en raison du contexte sanitaire, auront lieu les 20 et 27 juin prochains. De quoi laisser un peu plus de temps aux partis pour se préparer à des élections reines en Corse.

Encore des incertitudes pour LREM

Jean-Charles Orsucci (La République en Marche), maire de Bonifacio, a profité de la récente visite de Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur pour se positionner en un concurrent de taille au centre.

Il souhaite, en effet, tirer profit de l'espace laissé vacant depuis 2015 par Paul Giacobbi (PRG), Emile Zuccarelli (MR) ou encore Simon Renucci (CSD). De quoi lui permettre de, peut-être, dépasser les 11,26 % des voix qu'il avait atteints en 2017.

Mais le candidat de la République en Marche doit encore dévoiler sa liste. "Les femmes et les hommes, j'irai les chercher là où ils sont. Il y a ceux qui ont pu exercer des mandats par le passé d'autres à qui il faut mettre le pied à l'étrier. J'en ai consulté bon nombre. Il est trop tôt aujourd'hui pour vous dire qui sera dans la démarche", précise Jean-Charles Orsucci.

Selon nos informations, Jean-Sébastien de Casalta, élu d'opposition à Bastia, ne devrait pas le rejoindre, ni être candidat. Antoine Poli et Catherine Cognetti-Turchini, deux élus de son groupe à l'assemblée de Corse, ne devraient pas appuyer sa candidature et rejoindre d'autres listes.

Il devrait néanmoins compter sur les soutiens de Jean Zuccarelli, Marie-Hélène Padovani, François Orlandi ou encore de Jean-Baptiste Luccioni, maire de Pietrosella.

Des divisions à l'extrême-gauche

Du côté de l'extrême gauche, l'objectif sera, sans doute, de dépasser la barre fatidique des 7 % pour se maintenir au second tour. Lors des dernières élections territoriales, la liste conduite par Jacques Camarta avait récolté 5,6 % des suffrages.

Une défaite électorale qu'il faut éviter de répéter en 2021. Mais, les divisons au sein de l'extrême-gauche ne sont pas de bonne augure.

Des désaccords internes ont fragilisé l'extrême gauche ces derniers mois. Résultat : le parti communiste fera cavalier seul dans deux mois. "Nous regrettons de ne pas avoir pu trouver un accord avec Inseme a Manca. Le groupe nous a répondu que nous pourrons proposer notre propre liste, à cause de divergences dans la stratégie. Nous prenons acte de ce choix, nous le regrettons", concède Michel Stefani, candidat au Parti communiste (PC).

Jacques Casamarta, pour A Manca Alternativa, n'exclut pas de mener sa propre liste, lui aussi. Ces divisions qui minent l'extrême-gauche pourraient, une seconde fois, lui barrer la route de l'Assemblée de Corse.

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