Claude Jeannerot, président du conseil général du Doubs, porte plainte pour une nouvelle pollution volontaire du Doubs, probablement d'origine agricole. Les faits se sont produits à Vaufrey, dans le canton de Saint-Hippolyte.
Déjà, le 4 février dernier, une pollution volontaire d'origine agricole avait eu lieu à Cour-Saint-Maurice et cette fois visait le Dessoubre.
C'est le président de l'association de pêche des deux Vallées, Gérard Mougin, qui a alerté les autorités, photos à l'appui. Selon lui, un agriculteur suisse de Reclerc, commune située de l'autre côté de la frontière, est venu vider sa fosse à lisier dans un champ situé sur France. Il aurait branché une lance à incendie d'un kilomètre à sa fosse à lisier puis il aurait déverser le liquide dans un champ, à quelques kilomètres du Doubs.
Le président du conseil général avait déjà porté plainte contre de tels agissements. Visiblement, cette nouvelle pollution est, elle aussi, d'origine agricole et Claude Jeannerot hausse le ton.
Voici ce qu'il déclare cet après-midi dans un communiqué :
"...Ce mercredi 19 février, j’ai eu connaissance de nouveaux faits de pollution volontaire, sur la commune de Vaufrey (25190), canton de Saint-Hippolyte, à quelques centaines de mètres du Doubs.
Devant ces actes intolérables, j’ai décidé de déposer plainte aujourd’hui même auprès du Procureur de la République, contre personnes non dénommées. ... Je réaffirme que de tels agissements portent le discrédit, si la qualité de leurs auteurs venait à être confirmée, sur l’ensemble de la profession agricole, d’autant plus que la situation ici présentée laisse penser à une organisation lourde.
Ces faits délictueux remettent en cause la politique du Département en faveur de la qualité des eaux sur notre territoire, qui oeuvre pour la préservation des ressources en eau, tant par ses aides aux communes que par ses actions menées avec les agriculteurs et les chambres consulaires pour réduire la pollution d’origine diffuse ou accidentelle. Le Département s’attache de plus à soutenir le travail de terrain mené dans ce domaine par de nombreuses associations, qui sont elles aussi les garantes de la réussite d’une telle politique.
Comme indiqué lors de notre conférence de presse commune de lundi dernier en préfecture, je tiens à rappeler la détermination du Département et de l’État de lutter contre de tels agissements.
Notre volonté est donc d’accélérer la mise en place de mesures concrètes en faveur de la protection des cours d’eau (révision des Plans d’épandages, optimisation des stations d’épuration, lutte contre les rejets liés aux activités industriels et des particuliers …). Ces dispositions devront, pour être efficaces, comprendre nécessairement un volet « renfort des contrôles et le cas échéant sanction » si nous voulons mettre un terme définitif à ces actes malveillants."
Pour en savoir davantage : le blog de la Loue