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Les syndicats se mobilisent pour défendre la pétrochimie lorraine

Les société Ineos et Total ont-elles d'ores et déjà condamné la filière à l'échéance 2015 ? C'est la crainte des syndicats.
Manifestation pour la défense de la pétrochimie sur la plateforme de Carling (Moselle), mardi 27 novembre 2012.
Manifestation pour la défense de la pétrochimie sur la plateforme de Carling (Moselle), mardi 27 novembre 2012. © France Télévisions Lorraine.
Seconde manifestation en quelques semaines pour les syndicalistes et salariés de la plateforme pétrochimique de Carling, près de Saint-Avold en Moselle. Ils sont inquiets de la situation économique de la filière en l'absence de réponses claires des directions d'Ineos, de TPF (Total Petrochemicals France) et dans une moindre mesure d'Arkema sur la question des investissements nécessaires au maintien et au développement de l'activité pétrochimique sur la plateforme.

Selon les syndicalistes CGT et CFDT présents sur la manifestation mardi 27 novembre 2012, un millier d'emplois seraient aujourd'hui menacés si Ineos et Total font le choix d'augmenter leurs profits en quittant la région pour profiter de matières et de main d'oeuvre à bas-coûts.

"Depuis la scission Total-Arkema sur le site pétrochimique de Carling en 2004 plus de 900 postes ont disparu du bassin d'emplois », expliquent les représentants syndicaux dans Les Echos. Et les mêmes de craindre l'horizon 2015 et la fin de l'actuel contrat de fournitures d'éthylène liant Total à Inéos et dénoncé par ce dernier il y a un an. Une situation qui pourrait condamner 300 emplois chez Inéos selon la CFDT.
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