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Papeterie de Docelles : derniers jours de l'époque UPM

Docelles : une papeterie fondée en 1478 / © France 3 Lorraine
Docelles : une papeterie fondée en 1478 / © France 3 Lorraine

Ce vendredi, les derniers papiers fabriqués par UPM sortiront des chaînes de montage du site vosgien. Ensuite, ce sera l'interruption de l'activité...jusqu'à ce qu'un repreneur soit choisi pour une nouvelle aventure. Deux candidats sont en lice. Les choses seront plus claires d'ici 15 jours.

Par Bruno Demange

Pour le maire de Docelles, les choses sont claires : "il ne s'agit que de la fin d'UPM...en aucun cas de la fin de l'histoire du site !"
Christian Tarantola insiste, surtout après la lecture d'un article récent d'un média national, laissant planer cette éventualité.

Pour autant, tout n'est pas complètement réglé, loin de là.
A ce jour, le propriétaire prévoit toujours la mise en place d'un PSE, plan de sauvegarde de l'emploi, avec un budget de 25 millions d'euros provisionnés.
Et après ?





Deux projets de reprise sont toujours en lice :
  • une reprise par 80 à 100 salariés, dans le cadre d'une SCOP
  • le projet d'un industriel asiatique, possédant déjà deux usines de pâte à papier en France




En ce moment, des spécialistes examinent en détail le projet des salariés.

Il s'agit pour les experts de s'assurer de la viabilité du projet.
Si celui ci aboutissait, le déroulement des événements serait le suivant :
  • procédure de licenciement allant jusqu'au bout
  • les 161 salariés touchent leurs primes
  • ensuite, certains volontaires choisissent de s'engager, non plus comme salariés, mais comme sociétaires...avec un petit apport ("minime par rapport à la plus petite des primes de licenciement" nous précise le maire de Docelles)
  • et ensuite se mettrait en place une cellule de coordination, avec une équipe managériale pour piloter le navire.




L'autre projet est un peu moins connu pour le moment.

Le groupe industriel en question est indonésien...mais connaît déjà bien la France, pour y gérer deux usines de pâte à papier.
Dernièrement, un troisième projet s'est trouvé rejeté par le groupe UPM, en raison de garanties insuffisantes, et d'un business plan jugé trop risqué..

Les choses devraient être beaucoup plus claires d'ici une semaine à 15 jours... "Au plus tard le 15 février" conclut Christian Tarantola.





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