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A Huningue, les CRS ont délogé sans heurts les salariés grévistes de BASF

© E. Kleinhoffer
© E. Kleinhoffer

Les forces de l'ordre ont libéré mardi l'usine chimique de BASF de Huningue qui était occupée depuis une semaine par des salariés qui contestent le plan social prévoyant la suppression de 140 emplois, a-t-on appris de source syndicale.

Par avec AFP

Les CRS sont intervenus sur le site vers 15H30 accompagnés du sous-préfet d'Altkirch Sébastien Cecchi et d'un huissier chargé constater d'éventuelles dégradations et vols, a indiqué à l'AFP le délégué CGT Jules Schneider. Le tribunal de Mulhouse avait ordonné vendredi la levée du blocage des bâtiments investis par des salariés qui occupaient les locaux de la direction pour réclamer des aménagements dans ce plan social.

A Huningue, les CRS ont délogé les salariés grévistes de BASF


Les forces de l'ordre ont libéré le site sans faire usage de la force et n'ont procédé à aucune interpellation, a affirmé M. Schneider. Contactée par l'AFP, la préfecture du Haut-Rhin n'était pas en mesure d'apporter de précisions dans l'immédiat sur l'intervention. Une cinquantaine de salariés, en grève depuis le 23 juin, occupaient les locaux de la direction pour réclamer des aménagements dans le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

"Le bâtiment est libéré. Les forces de l'ordre sont arrivées, nous leur avons fait une haie d'honneur à l'entrée principale et avons applaudi à leur passage. Nous les avons amenées jusqu'au bâtiment de la direction", a-t-il raconté. Comme ils prévoyaient de le faire, les grévistes ont quitté les locaux de leur propre chef avant l'arrivée des CRS, a expliqué M. Schneider. "Devant le refus des grévistes de respecter la loi (...) le recours à la force était malheureusement la seule solution", a commenté la direction du site alsacien dans un communiqué.

Elle a accusé une "minorité de salariés" de tenter de "relancer une polémique autour du refus de la direction de Huningue de rediscuter du PSE", rappelant que onze réunions de négociations se sont tenues à ce sujet en quatre mois. "L'action a été arrêtée par la force, mais ce n'est pas pour autant que la grève s'arrête", a commenté M. Schneider. Une nouvelle assemblée générale des salariés est prévue mercredi. 

Le tribunal administratif de Strasbourg doit se prononcer le 8 juillet sur un recours formé par la CGT. Celle-ci demande une annulation du plan social homologué par la Direction régionale des entreprises (Direccte). BASF prévoit la suppression de 140 emplois sur 242 sur le site de Huningue d'ici à la fin de l'année, par l'arrêt de la production d'additifs et la réduction de l'activité de pigments pour peintures industrielles.

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