Nancy : 5 ans de prison dont 18 mois avec sursis pour l'étudiante-prostituée qui avait poignardé son client

© mikecogh / Flickr
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Une étudiante de 23 ans, qui se prostituait occasionnellement, a été condamnée lundi 28 juillet 2014 à Nancy à 5 ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis, pour avoir porté une trentaine de coups de couteau à un de ses clients, qui a survécu.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné une étudiante en philosophie de 23 ans, qui se prostituait occasionnellement, à 5 ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis, lundi 28 juillet 2014.

La jeune femme était accusée d'avoir porté une trentaine de coups de couteau à un de ses clients, qui a survécu.
Le parquet avait requis 5 ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et mise à l'épreuve.

Les faits

En décembre 2012, la jeune femme, au physique menu et aux airs d'adolescente, s'en était pris pour des raisons demeurées mystérieuses à son client, un médecin d'une quarantaine d'années avec qui elle avait des relations tarifées pour la troisième fois.

La victime avait rencontré la jeune fille quelques semaines plus tôt, via un site d'escort-girl.

Les faits s'étaient déroulés dans un hôtel du centre-ville de Nancy, à l'issue d'un rapport sexuel : le quadragénaire était allé dans la salle de bains puis, de retour dans la chambre, avait découvert la jeune femme un couteau à la main.
Elle l'avait frappé au visage, au thorax et aux bras, puis avait appelé les secours.
La victime, dont le pronostic vital a été un temps engagé, n'a aujourd'hui pas de séquelle. Il a fait savoir qu'il souhaitait "tourner la page" et n'était pas présent à l'audience.

Discernement altéré mais pas aboli

Initialement mise en examen pour tentative d'assassinat, l'étudiante avait finalement été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour violences avec arme. Elle encourait 10 ans de prison.

Lors de l'audience, un expert psychiatre a reconnu l'altération du discernement de la jeune femme, mais pas son abolition, "pour ne pas la laisser dans un statut de folie toute sa vie", a-t-il expliqué.
Evoquant une personnalité "au bord de la falaise", il s'est toutefois montré optimiste quant au succès de soins psychiatriques.
La jeune femme, en détention provisoire depuis les faits, devrait pouvoir sortir de prison dans les prochaines semaines.

"Nous sommes satisfaits, car c'est une peine qui nous permet de préparer sa sortie. Le sursis avec mise à l'épreuve est une bonne chose, car ma cliente est en demande de soins pour s'en sortir." Me Aurélie Vaxelaire, l'avocat de la défense.

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