Une dizaine de ronds-points occupés en Alsace contre le nucléaire

Publié le Mis à jour le
Écrit par Baptiste Cogitore

"Sortir du Nucléaire" organise samedi 15 novembre l'occupation de dix giratoires en Alsace. Le but : "empêcher de tourner en rond" autour de la question de l'énergie nucléaire.

Avec PACA et les Pays de la Loire, l'Alsace est la région qui mobilise le plus, ce samedi 15 novembre. On trouvera en effet à partir de cet après-midi des manifestants anti-nucléaire sur les ronds-points dans neuf villes : Strasbourg, Blotzheim, Sélestat, Colmar, Munster, Chalampé, Soultz, Wintzenheim et Cernay. Organisée par le collectif "Sortir du Nucléaire", la manifestation a une ampleur nationale et se déroule dans plus de 70 villes de France. 



A l'occasion de cette action "facile et visuelle", le collectif rappelle qu'en France, "une vingtaine de réacteurs a déjà dépassé 30 ans de fonctionnement, durée approximative pour laquelle ils ont été conçus. Et pourtant, EDF souhaite rafistoler les réacteurs pour pouvoir les prolonger à 40, 50 voire 60 ans. Un projet qui pourrait coûter la modique somme de 250 milliards d’euros".

Le gouvernement "à l'écoute" d'EDF

La récente affaire des drones survolant illégalement plusieurs centrales nucléaires est un argument de plus pour les manifestants. Par ailleurs, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a affirmé dernièrement que le gouvernement sera "à l'écoute" des propositions d'EDF en matière de fermeture de sites de production, qui pourraient concerner notamment une centrale "plus vieillissante" et "plus insécure" que celle de Fessenheim.



La ministre a rappelé que la décision finale reviendrait à François Hollande. La fermeture du site haut-rhinois était l'un des 60 engagements de campagne du candidat socialiste à la présidence de la République.

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Jean-Marie Brom-Réseau "sortir du nucléaire"


Nouveaux incidents à Fessenheim

Le 10 novembre dernier, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur le site de la centrale nucléaire alsacienne. Un chauffage mobile à fuel utilisé pour des travaux sur un réservoir d’eau à l’extérieur (en zone non-nucléaire) a émis des fumées qui sont ensuite introduites dans la zone nucléaire, déclenchant l’alarme. Deux jours plus tard, le 12 novembre, c'est le système de ventilation secondaire qui présentait une anomalie de niveau 1 sur l'échelle officielle INES de dangerosité : "Cette situation n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur la sécurité des intervenants", affirme EDF sur son site.



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