BTP: Trabet, en liquidation, pourrait être cédé au luxembourgeois Karp-Kneip

Christian Ober, PDG du Groupe Rhénan d'Entreprises
Christian Ober, PDG du Groupe Rhénan d'Entreprises

Le tribunal de commerce de Strasbourg a prononcé lundi la liquidation de la principale société du groupe Trabet et renvoyé au 11 mai sa décision concernant une possible cession partielle au Luxembourgeois Karp-Kneip qui prévoit de reprendre 150 des 360 salariés.

Par avec AFP

A l'issue d'une audience devant la chambre commerciale du TGI de Strasbourg, le tribunal a ordonné la liquidation judiciaire de Trabet au 30 avril pour une reprise d'activité et du personnel le 16 mai, a indiqué Pascal Woehrel, secrétaire du CE.

Seul candidat sur les rangs pour reprendre groupe Trabet, le Luxembourgeois Karp-Kneip prévoit la reprise de 150 salariés. "Dans l'immédiat la liquidation de Trabet a été demandée uniquement pour payer les salaires d'avril. Il y a des personnes qui vont être licenciées et il y a environ 150 salariés qui vont être repris" sur un total de 360, si la cession du groupe est validée, a indiqué Me Laurence Gentit, avocate des salariés.

Trabet, société mère du groupe familial basé à Illkirch-Graffenstaden près de Strasbourg, avait été placée en redressement judiciaire le 9 février. 
Trabet placée en liquidation judiciaire
Le reportage de I. Michel - X. Ganaye - I. Hassid-Guimier. Interviews : Jaime De Bessa, délégué CFDT - Christian Ober, PDG du Groupe Rhénan d'Entreprises - Me Laurence Gentit, avocate des salariés du Groupe Rhénan d'Entreprises
Le tribunal a renvoyé au 11 mai sa décision concernant les filiales de Trabet-GRE - parmi lesquelles Entreprises de travaux et de matériaux (ETM), Perco et Société alsacienne de route (Sarmac) basée à Rixheim (Haut-Rhin) - également en redressement depuis le 7 avril.

Concernant ces filiales, une seule offre a été déposée par le groupe de travaux publics NGE basé à Tarascon (Bouches-du-Rhônes) qui propose de reprendre 35 emplois. La cession à la découpe du groupe rhénan de BTP pourrait in fine se traduire par environ 175 suppressions d'emplois, ont indiqué à l'AFP des sources syndicales. Confronté à une conjoncture défavorable, marquée par une baisse des contrats dans le BTP conjuguée à la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités, le groupe Trabet est en proie à des difficultés depuis 2010-2011.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus