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Proches des Villemin et amis de Bernard Laroche, qui sont les 3 interpellés de l'affaire Gregory ?

Selon nos informations, les trois interpellés, mercredi 14 juin 2017 dans les Vosges sont Marcel Jacob, le grand oncle, sa femme Jacqueline, la grande tante et Ginette Lecomte, la tante du petit Gregory et belle-soeur de Jean-Marie Villemin. Tous trois étaient amis avec Bernard Laroche.
© Jean-Pierre Petitcolas. France 3 Lorraine
Murielle Bolle convoquée ce matin à Bruyères pour un prélèvement ADN -et ressortie libre-, Marcel et Jacqueline Jacob placés en garde-à-vue, de même que Ginette Lecomte, femme de Michel Villemin et belle-soeur de Jean-Marie à l'époque des faits.

Si toutes ces personnes interpellées par la section de recherche de Dijon font partie du "clan Villemin", elles ont également en commun d'être de la famille (Marcele est son oncle) et des amis (Ginette et son mari décédé) et voisins de Bernard Laroche, le cousin de Jean-Marie, que ce dernier a abattu, le soupçonnant d'être le meurtrier de Grégory.

Marcel Jacob est un frère de Monique Villemin, la mère de Jean-Marie et grand-mère de Grégory. Selon nos informations, c'est elle et son mari qui sont entendus par les gendarmes comme simple témoin.

Tous trois ont été interpellés sur commission rogatoire dans leurs villages des Vosges : à Aumontzey pour le couple et à Arches pour la belle-soeur.

Ils ont été placés en garde à vue à Bruyères pour "complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d'empêcher un crime" puis ont été transférés à Dijon pour y être interrogés.

Grand oncle et corbeau ?

Ces interpellations

visent des personnes très proches du coeur de l'affaire

et "ont pour but d'éclaircir certains points et d'apporter des réponses à des questions posées, parfois de longue date, par des zones d'ombre de la procédure" selon un communiqué Jean-Jacques Bosc, le procureur général de la cour d'appel de Dijon, chargé du dossier.

Tout au long de l'affaire, en remontant bien avant le meurtrede l'enfant, les gendarmes puis les policiers se sont intéressés à ce "corbeau" qui meurtrissait les membres de la famille Villemin par ses multiples appels. Il avait d'ailleurs revendiqué le meurtre de Grégory, parlant de "vengeance", dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps.

Selon les expertises graphologiques qu'avait subi tout l'entourage familial, Marcel Jacob, avait été désigné comme le possible corbeau.
Un grand oncle de l'enfant tué dont, par ailleurs, l'emploi du temps n'était pas clair au moment des faits.
Et qui s'en était pris verbalement à Jean-Marie Villemin peu avant la mort de Grégory, lui reprochant sa promotion de contremaître
Mais Marcel Jacob n'avait jamais été inquiété.
Ce qu'avait regretté, dans un arrêt de 1993, la chambre d'accusation de Dijon.

Complices donc pas criminels ?

Toutes les personnes entendues ou interpellées ce mercredi le sont dans le cadre de complicité du meurtre de Grégory.

Pourquoi seulement complicité ?

Deux hypothèses :
De mort naturelle. Ou de mort violente comme Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin qui l'accusait d'être le meurtrier de Grégory.

Ce sont les gendarmes, puis la Justice qui pourront confirmer ces différentes hypothèses.

La grand-mère de Grégory entendue par les gendarmes chez elle

Ce mercredi soir, les gendarmes de la section de recherche de Dijon entendent toujours Monique Villemin, la grand-mère de Grégory, dans sa maison à Aumontzey pour des raisons de santé.
© Jean-Pierre Petitcolas. France 3 Lorraine


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