Alsace : privé de Jeux olympiques pour une injustice, le kayakiste Guillaume Burger ira quand même à Tokyo

L'Alsacien Guillaume Burger va bel et bien découvrir les JO, en août prochain à Tokyo. Une énorme revanche pour le kayakiste. Le 14 mai, il avait réussi à se qualifier sur K1 1.000m, avant de voir son ticket invalidé pour une erreur administrative. Il est finalement sélectionné en biplace.

Guillaume Burger, ici à gauche lors des championnats de Bretagne en 2017, est l'un des trois kayakistes français qualifiés pour les JO.
Guillaume Burger, ici à gauche lors des championnats de Bretagne en 2017, est l'un des trois kayakistes français qualifiés pour les JO. © Nicolas Créach, Maxppp

Cette fois, Guillaume Burger peut le crier haut et fort : à 32 ans, il participera bien pour la première fois à la plus prestigieuse des compétitions (voir tweet ci-dessous). Le kayakiste alsacien vient d'être sélectionné pour les Jeux olympiques de Tokyo en K2 1.000m.

"C'est un soulagement", souffle-t-il. Forcément. Un sacré pied de nez au destin, aussi. Car Guillaume Burger croyait déjà avoir décroché son sésame pour Tokyo en mai dernier lors des rattrapages continentaux organisés à Szeged (Hongrie), mais sa qualification en monoplace lui avait été retirée au lendemain de la course par la fédération internationale (ICF) au motif d'une erreur administrative.

Un incroyable "ascenseur émotionnel". "Je vais aller aux Jeux pour la première fois, je suis super content. Je vais vraiment être mort de faim", confie-t-il. Sa sélection n'a rien d'une surprise. Depuis deux ans, le kayakiste fait ses preuves en K2 1.000m. Il a remporté les sélections olympiques en 2020 et 2021 alors que le duo titulaire, médaillé de bronze aux championnats du monde 2019, est à la peine ces derniers mois. Il fera finalement équipe avec Étienne Hubert.

Un infime espoir d'être entendu par le Tribunal arbitral du sport (TAS)

Guillaume Burger avance vers Tokyo avec une devise en tête : "Oublie que tu n'as aucune chance, et fonce". a retranscrit bien mon état d'esprit. Des courses comme aux JO, je ne vais pas en vivre dix dans ma carrière. J'ai envie de bien faire, de prendre du plaisir. Avec toutes ces histoires annexes, ça va être dur de trier les émotions, il y aura de la pression. Mais j'essaye de me focaliser sur ce que je peux maîtriser, sur mon pagayage et sur ce nouveau projet en biplace. On a 50 jours pour voir ce que ça donne", explique l'enfant de Lampertheim, qui affirme garder en travers de la gorge l'invalidation de son billet en monoplace.

Son recours devant le Comité international olympique (CIO) a été rejeté. Mais il espère toujours récupérer le quota olympique qu'il avait décroché : avec la Fédération française de canoë-kayak (FFCK), il a ainsi saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS).

"Au-delà de me qualifier moi pour les JO - ce qui est aujourd'hui fait - le quota que j'ai gagné permettait surtout d'obtenir un quatrième quota pour l'équipe de France. Ce qui signifie qu'on aurait pu engager un bateau en K4 500m, ma spécialité", regrette-t-il. Le kayakiste, qui a longtemps porté les couleurs du Strasbourg Eaux-Vives et est désormais licencié au CKCIR en Ille et Vilaine (Bretagne), attend une réponse du TAS avant le 4 juillet, jour de la clôture des inscriptions pour les Jeux.

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