Alsace bossue : des microbrasseurs unissent leurs forces

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Écrit par Carine Feix .

Rund um. Devenir brasseur pour changer de vie. Un choix assumé par un nombre grandissant de nouveaux artisans. L'Alsace compte plus de 70 brasseurs artisanaux. Mais certains microbrasseurs ont parfois du mal à exister. C'est pourquoi quatre d'entre eux ont fondé une association en Alsace Bossue, l'UBAB, pour peser davantage face aux grands groupes industriels.

« Qu’est-ce que je vous sers ? Une blonde ou une brune ? » A Lorentzen, en cette après-midi pluvieuse de septembre, les microbrasseurs s’activent derrière les tireuses. L’enjeu est important. Cette fête de la bière doit leur permettre de se faire mieux connaître par les consommateurs locaux. Nathalie Blessing, de la brasserie du même nom à Waldhambach, nous explique : « L’idée est de montrer que nous sommes là. Nous avons parfois du mal à exister face aux grandes brasseries industrielles, surtout sur le territoire d’Alsace Bossue.. Où en plus, traditionnellement, on aime boire des bières allemandes ».

Des bières artisanales de dégustation

C’est ce qui l’a poussée à créer l’UBAB (Union des Brasseries d’Alsace Bossue) avec trois confrères, des brasseries L’Antre du Houblon, le Centième Singe et la Bossue, début 2022. Leurs boissons artisanales se présentent plutôt comme des bières de dégustation, pas de soif. Avec un prix, forcément, un peu plus élevé. « L’idée, poursuit Nathalie, c’est de pouvoir peser aux yeux des pouvoirs publics et des cafetiers-restaurateurs, qui laissent trop souvent le monopole aux grands groupes ». 

Parfois, c’est même une question de survie. « On vend plus de bières à Strasbourg qu’ici, en Alsace Bossue, sur notre territoire. C’est un comble ! » Pour les trois membres de la famille Blessing (mère, père et fils), c’est d’autant plus important qu’ils viennent de faire construire un bâtiment neuf et qu’ils ambitionnent de produire, à terme, plus de 800 hectolitres par an, bien plus que leur production actuelle.

L'union fait la force

Pour ces artisans, souvent devenus brasseurs suite à une reconversion professionnelle, l’idéal serait de nouer des partenariats avec des restaurateurs, des associations ou des salles des fêtes. Mais travailler ensemble a aussi d’autres avantages. Pour Frédéric Stutzmann, de la Brasserie La Bossue à Oermingen, installée dans une ancienne école, l’union fait la force. « Lorsqu’on a besoin de conseils, ou d’échanger du matériel, cette union le permet. » Prochaine étape : la participation aux prochains marchés de Noël d’Alsace Bossue.

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