Coronavirus : Jean Rottner confirme la création d'une société d'économie mixte pour financer l'achat massif de tests

La nouvelle était déjà connue mais les principaux acteurs ont tenu à en dessiner un peu plus précisément les contours. Une société d'économie mixte associant région Grand Est, Crédit Mutuel et Banque des Territoires a bien été créée. Objectif : acheter massivement des tests sérologiques.

Jean Rottner, le président de la Région Grand Est, veut aller vite et pouvoir commander des tests sérologiques à grande échelle pour permettre un déconfinement sans risque
Jean Rottner, le président de la Région Grand Est, veut aller vite et pouvoir commander des tests sérologiques à grande échelle pour permettre un déconfinement sans risque © Rémy Perrin / MaxPPP
Anticiper devient le maître mot. Ne plus subir cette crise sanitaire de plein fouet mais au contraire prendre les devants pour en sortir le plus vite et le mieux possible. C'est le message de Jean Rottner, le président de la région Grand Est, en première ligne depuis le début de l'épidémie. Il a donc décidé de créer une Société d'économie mixte (SEM) en partenariat avec le Crédit Mutuel  et la Banque des Territoires. Objectif : financer au plus vite l'achat de trois millions de kits de tests sérologiques pour dépister un maximum de personne.
 

15 million d'euros investis

"Depuis le début, la région donne le "la" au niveau des actions menées : appel aux dons de masques, achat de masques, rémunération des soignants, attribution de logements et solution de transport toujours pour les soignants, mise en place d'un fonds de résistance et maintenant les tests, en concertation avec l'Etat bien sûr, notre démarche est connue des différents ministères concernés", Jean Rottner se veut convaincant et incisif.

Cette SEM sera classique avec une répartition des parts à hauteur de 51% pour la Région, 25% pour la Banque des territoires et 24% pour le Crédit Mutuel et un investissement de cinq millions d'euros pour chacun des partenaires. Et Nicolas Théry, directeur du Crédit Mutuel Alliance Fédérale de préciser "qu'il n'y aura bien évidemment aucun profit réalisé avec ces tests. Nous participons à cette action parce que nous sommes très heureux d'appartenir à une région stratège. Cette SEM est un des éléments d'une stratégie d'ensemble associant les mesures barrières et les masques, notre souci prioritaire est bien la protection des salariés et des mutualistes", précise-t-il.
 

En attente d'une certification

Quand ces test pourront-ils être commandés? C'est toute la question. Pour l'instant trois tests sont en cours de finalisation, évalués pour obtenir la certification nécessaire des autorités de santé françaises. Parmi eux, ceux du laboratoire d'Illkirch, Biosynex. "Nous préférons attendre cette certification pour être sûrs mais nous nous sommes déjà prépositionnés, explique Jean Rottner. Et bien sûr nous serons heureux de travailler avec des entreprises régionales mais nous n'excluons aucune piste. Nous espérons pouvoir passer commande dans les 15 jours".
 

Qui pour bénéficier de ces tests? 

Enfin qui pourra bénéficier de ces tests? Les salariés des grandes entreprises qui en feront la demande comme le Crédit Mutuel justement, tous les  fonctionnaires et salariés des collectivités publiques aussi. "Le coût des tests et leur mise en oeuvre sera bien sûr pris en charge par nos assurances" précise Nicolas Théry. Mais quid alors des artisans, des commerçant, des salariés des TPE? "En lien avec la médecine du travail et les laboratoires, nous pouvons offrir ces tests à une certaine catégorie de travailleurs, ils pourraient sinon être payés par l'employeur en attendant que la sécurité sociale ne mette en place son remboursement", assure Jean Rottner.

"L'objectif, c'est restaurer la confiance", ajoute le président de la Région. "Je suis d'ailleurs favorable au développement d'applications permettant de tracer les malades pour un déconfinement plus sûr et plus serein. Je suis également favorable à des solutions comme trouver des hébergements pour isoler complètement les malades dont les symptômes ne sont pas virulents." L'idée étant d'éviter une deuxième vague de contamination dont nos hôpitaux pourraient ne pas se remettre.
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