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Histoires 14-18 : Ernest Olivié, prêtre brancardier

© BNF Gallica/BDIC Fonds Valois/Collection privée Famille Olivié/Pathé Gaumont
© BNF Gallica/BDIC Fonds Valois/Collection privée Famille Olivié/Pathé Gaumont

Par France 3

Ernest Olivié a 25 ans quand la grande guerre est déclarée et s’engage volontairement. Originaire d’Aveyron, il est prêtre brancardier et laissera à ses descendants des dizaines de lettres et 12 carnets de bord .
Grace à ses écrits, on sait qu’il fait le tour de France et arrive avec le 96e régiment d’infanterie en Alsace en octobre 1917. Première étape ici à Ramersmatt.


Ernest Olivié fait preuve d’une grande curiosité pour les paysages et les hommes qu’il rencontre… De Ramersmatt, il raconte : « un bon vieux curé d’aspect très aimable est à la tête de la paroisse. Les gens ne sont d’ailleurs pas déplaisants, quoiqu’ils ne parlent pas notre langue. Leur patois alsacien est inintelligible. »
Ou encore sur la cuisine régionale : « la cuisine alsacienne est bien différente de la nôtre mais délicieuse ». Et dans une carte postale envoyée à sa famille, le prêtre brancardier décrit l’attachement des français à l’Alsace, allemande depuis ½ siècle. Il dit : « vive l’Alsace malgré tout et puissions nous la garder pour toujours ».


Histoires 14-18 : Ernest Olivié, prêtre brancardier
Sources archives : - BNF Gallica - BDIC Fonds Valois - Collection privée Famille Olivié - Pathé Gaumont  - France 3 - A.-L. Herbet



Si le quotidien d’Ernest Olivié est celui d’un homme d’église, dire les messes et les sermons, il est aussi brancardier et à ce titre envoyé sur les lignes de front, du côté de Michelbach et Guewenheim où dit-il "les boches" continuent à envoyer leurs marmites. 
En janvier 1918, le 96e régiment se déplace à Roderen. Il neige abondement ce qui n'empêche pas le prêtre d’écrire : décidément cette Alsace est un joyau de l’église catholique. Et de saluer l’accueil paternel des bons curés alsaciens.


Début janvier, retour du coté des lignes de front à aspach le haut pour notre pretre brancardier. Le dégel a eu lieu et les tranchées sont remplies d’eau et de boue. Il dit : « Par endroits, je suis bien obligé de passer à découvert à cause de l'eau : camarade Fritz ne fait pas le méchant ! »
Le 96e régiment quitte l’Alsace fin mars pour rejoindre l’enfer des fronts à la frontière belge.
Ernest Olivié est tué le 1er mai dans le secteur de Locre au Montrouge en allant se porter au secours d’un officier blessé. Ses derniers mots : "mon dieu je vous aime, ayez pitié de moi puisque je meurs pour vous."





 

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