Ils ont été choisis pour porter la flamme olympique : "Pourquoi moi? C'est une vraie surprise et une fierté"

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Sujet Rund Um en alsacien sous-titré ©France Télévisions

Anonymes et grands noms du sport se relaient depuis le 8 mai à Marseille pour célébrer l'arrivée des Jeux olympiques en France. À quelques jours du passage de la flamme en Alsace, le mercredi 26 juin, deux porteurs confient leur étonnement et leur bonheur d'avoir été sélectionnés pour ce jour historique.

Ils sont les visages des JO en France : 10.000 privilégiés qui font voyager la flamme olympique jusqu'à Paris. Sept semaines tout pile après son arrivée sur le territoire français, elle fera étape en Alsace le mercredi 26 juin. Les porteurs la conduiront à travers toute la région, de Mulhouse à Strasbourg. Ils se préparent à un moment inoubliable.

Geoffrey Andna n'a pas encore vraiment eu le temps de se projeter. La période est très intense pour le maraîcher strasbourgeois, occupé dans ses champs. Avec la pluie tombée en abondance au mois de mai et début juin, il a pris du retard dans ses plantations. Mais il a tout de même pris la mesure de l'événement qui l'attend. Porter la flamme, c'est une "grande surprise" pour lui.

Pourquoi moi ? Je suis maraîcher, agriculteur... Mais c’est bien réel !

Geoffrey Andna

Maraîcher à Strasbourg et porteur de flamme

"Ma femme m’a inscrit à la sélection sans que je ne le sache. Puis elle m'a annoncé que j'ai été retenu. Je me suis dit, pourquoi moi ? Je suis maraîcher, agriculteur... Mais c’est bien réel !", sourit ce passionné de sport, qui a démarré le tennis de table dès l'âge de six ans, avant de se mettre au football quelques années plus tard.

Un dress code et une gestuelle à respecter

En tant que maraîcher, il œuvre pour le bien-manger et permet donc à d'autres d'être physiquement en mesure de faire du sport. C'est à ce titre-là qu'il a été choisi par Paris 2024. "Pour moi, c’est important de représenter ma profession, indique le gérant de l'Ilot de la Meinau. Et aussi de contribuer à un moment de cohésion en ces temps compliqués, de donner du plaisir aux gens". À tous ceux qui seront dans les rues de Strasbourg, le 26 juin, à commencer par son fils, très fier de son papa. 

Geoffrey Andna ne se prépare pas particulièrement pour le grand jour. Il aura 200 mètres à avaler avec la flamme entre les mains, une formalité pour lui qui "court partout toute la journée. Quand il faudra irriguer dans quelques semaines, ce sera intense de 6 ou 7 heures du matin jusqu’au soir. Je n’ai pas besoin d’aller à la salle de sport en fin de journée, ça c’est sûr !"

Sur son tracteur, il a quand même pris le soin de visionner le webinaire envoyé par Paris 2024 à tous les porteurs de la flamme : "On nous explique comment nous habiller, quelles chaussures mettre. Elles doivent être de couleur claire, blanche de préférence". Pas de bottes en caoutchouc, donc. Et un "torche kiss" à maîtriser : "C’est le passage de la flamme d’une torche à une autre. Il y a toute une gestuelle à respecter : ne pas croiser nos bras, être toujours visible face caméra pour les photos, entre autres...".

Une troisième expérience comme porteur

Des codes que Fernand Kolbeck connaît bien, même s'il a eu le temps de les oublier. Ce grand champion du marathon, plus grand palmarès français derrière la légende Alain Mimoun, a déjà porté la flamme à deux reprises. En 1968, avant les Jeux olympiques d'hiver de Grenoble, et en 1992, avant ceux d'Albertville. 

Il exprime sa fierté "que l'on ait pensé à lui", même s'il ne fait pas une montagne de cet honneur accordé. "Je suis surtout heureux pour une athlète de mon club. Elle est gravement malade, et son souhait était de pouvoir m’accompagner pour porter la flamme en binôme", indique-t-il. Ils vont courir ensemble à Saverne, le 26 juin.

La flamme pèse entre 500 grammes et un kilo. Je vais faire un test avant : courir avec un kilo de sucre que je soulèverai, pour voir ce que ça donne.

Fernand Kolbeck

Ancien participant aux JO et porteur de flamme

À presque 80 ans, celui qui a participé deux fois aux JO, à Munich en 1972 et à Montréal en 1976, est toujours en bonne forme. "A priori, la flamme pèse entre 500 grammes et un kilo. Je vais faire un test avant : courir avec un kilo de sucre que je soulèverai, pour voir ce que ça donne. Mais ça devrait aller, je devrais m’en sortir ! Et si ça ne va pas, je pourrai toujours avaler un morceau de sucre !", glisse-t-il dans un grand éclat de rire.

Les valeurs olympiques, il les incarne au quotidien dans son club de l'ASL Robertsau qu'il a créé et où il entraîne plusieurs fois par semaine. Permettre aux autres de faire du sport dans la bonne ambiance, pour se changer les idées ou atteindre ses objectifs. Fernand Kolbeck a réussi à attirer plus de 300 licenciés en quelques années à peine, "son plus grand plaisir". Il veut rendre au sport ce que le sport lui a offert, lui qui a découvert la course à pied par hasard pendant son service militaire : "Je courais pour être le premier au petit-déjeuner. Premier arrivé, premier servi", rit-il encore.

Au total, une centaine de personnes, choisies par Paris 2024, la Collectivité européenne d'Alsace et des partenaires privés porteront la flamme en Alsace. Elle passera à travers sept communes : Mulhouse, Huningue, Colmar, Marckolsheim, Lembach, Saverne et Strasbourg, où Arsène Wenger aura notamment droit à son moment de gloire.

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