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Ardennes : quatre louveteaux sortent pour la première fois de leur tanière au parc Argonne Découverte

Premiers contacts avec les humains pour les louveteaux sortis de leur tanière. / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes
Premiers contacts avec les humains pour les louveteaux sortis de leur tanière. / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes

Première sortie à la lumière pour quatre louveteaux arctiques nés dernièrement au parc Argonne Découverte d’Olizy-Primat dans les Ardennes. Vétérinaires et soigneurs ont procédé à un premier examen au pied de la tanière.

Par Daniel Samulczyk

Papa et maman loup avaient bien caché leur jeu. À peine installés dans leur enclos en janvier 2019, le jeune couple de loups arctiques, Yéti 4 ans et Amande 2 ans, avait très vite fait connaissance.
Amande et Yéti, le couple de loups arctiques du Parc Argonne Découverte Ardennes / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes
Amande et Yéti, le couple de loups arctiques du Parc Argonne Découverte Ardennes / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes

Pour compléter le thème de la découverte du monde des loups, le parc Argonne Découverte avait eu la chance de recevoir ces deux loups blancs le 8 janvier 2019. Un bel endroit, vaste, au milieu de la forêt, avait été construit juste à côté de leurs cousins les loups gris d'Europe. Apparemment, l’endroit a favorisé le rapprochement des deux compères, car dès le mois de mai, les soigneurs ont remarqué qu’Amande, la femelle, affichait un joli petit ventre bien prometteur.
 

"Loup, y-es-tu ?"

Tous les indices annonçant de prochaines naissances étaient là. Yéti, le papa, s’était quelques semaines auparavant mis à creuser un long terrier à l’entrée de son enclos et on ne voyait plus Amande se promener aussi souvent.
 

Coralie Schweitzer, soigneuse animalière et spéléologue dans les tanières de loups / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes
Coralie Schweitzer, soigneuse animalière et spéléologue dans les tanières de loups / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes

C’est Coralie Schweitzer, l’une des soigneuses animalières qui s’est transformée en spéléologue pour aller voir dans la tanière si le loup y était. Une lampe frontale sur la tête, une paire de gants pour se protéger des petites griffures et une bonne dose de courage lui ont été nécessaires pour oser s’engager dans ce terrier de plus de trois mètres de long. Comble de la difficulté, la tanière formait un coude pour protéger encore d’avantage les occupants si besoin.
 

Bonne nouvelle le 18 mai dernier, après deux mois de gestation, Amande était bien au fond de la tanière avec quatre nouvelles petites têtes grises nées en toute discrétion. Après seulement cinq mois de vie commune, le couple de loups arctiques avait déjà une petite famille.
 

Il a fallu montrer patte blanche

Ce mercredi 12 juin 2019, c’était le grand jour. On allait enfin pouvoir sortir les louveteaux pour la première fois. Même opération pour accéder au fond de la tanière : Coralie, l’aventurière, a progressé dans le boyau étroit et a réussi à extraire les trois petits mâles et la petite femelle.
 
L'équipe de soigneurs qui a été chercher les louveteaux dans la tanière / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes
L'équipe de soigneurs qui a été chercher les louveteaux dans la tanière / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes

A quelques mètres de l’entrée de sa maison, Yéti, le père, surveillait les opérations avec curiosité, tandis d’Amande préférait se cacher dans les sous-bois. Quelques privilégiés, les soigneurs et le vétérinaire ont découvert ces boules de poils, encore grises pour l’instant. Mais la race du loup arctique veut qu’ils passent ensuite par un pelage jaune dans quelques mois, pour terminer d’un blanc étincelant à l’âge adulte.
 

La petite puce

À peine sortie de leur maison de terre, les quatre louveteaux ont été mesurés, pesés, vermifugés et une puce électronique leur a été implantée à chacun dans le cou. Cette identification va les suivre durant toute leur vie et dans les différents endroits qu’ils côtoieront à l’avenir.
 

Jean Luc Mercier,le vétérinaire, a appris à connaître ces animaux si attachant / © Daniel Samulczyk, France 3 Champagne Ardenne
Jean Luc Mercier,le vétérinaire, a appris à connaître ces animaux si attachant / © Daniel Samulczyk, France 3 Champagne Ardenne

Ils sont identifiés, ils sont officiellement nés, et ils vont pouvoir vaquer à leur vie future qui sera longue, et là c’est le seul moment où on peut encore les manipuler facilement. Après, ça court vite, ils sont un peu plus gros, et éventuellement un peu dangereux. À quatre semaines, il n’y a pas de soucis.
- Jean Luc Mercier, vétérinaire du Parc Argonne Découverte


Les petits loups sont passés de mains en mains, d’un soigneur à l’autre avec au passage quelques caresses et de petites attentions. Mais en captivité, cela n’aura pas d’effets sur les futurs rapports entre Amande, la maman et ses petits.

Les jeunes soigneurs du parc rencontrent enfin la petite famille de louveteaux / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes
Les jeunes soigneurs du parc rencontrent enfin la petite famille de louveteaux / © Sophie Bettig, Parc Argonne Découverte Ardennes

Bilan de la visite : les petits sont en pleine forme et sont retournés dans leur tanière. Un prochain contrôle est prévu le 10 juillet 2019, et dans les mois suivants, deux des quatre louveteaux partiront pour le Domaine zoologique de Pescheray pour y vivre d’autres aventures.

Pour aller voir les loups:




 

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