Ardennes : l’opération de dépistage massif du Covid-19 a permis de tester plus de 44.000 personnes

L'opération de dépistage massif organisée dans le département des Ardennes entre le 14 et le 30 décembre a permis de tester 44.000 personnes soit 16% de la population. 2.373 cas positifs ont été enregistrés.

Plus de 44.000 personnes ont été testées, pendant la campagne de dépistage massif.
Plus de 44.000 personnes ont été testées, pendant la campagne de dépistage massif. © FM / FTV

Les huit sites dédiés au dépistage massif des populations ont cessé de fonctionner. A l’heure du bilan, le président de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, le délégué territorial de l’Agence régionale de santé (ARS), et le directeur de la CPAM des Ardennes, réunis autour du préfet Jean-Sébastien Lamontagne, ont affiché une réelle satisfaction, lors de leur conférence de presse, ce mercredi 6 janvier.

Entre les 14 et 30 décembre, sur trois périodes, 44.404 personnes ont été testées, soit plus de 16% de la population départementale. "Ce qui est extrêmement important ", s’est félicité le préfet. 2.373 cas positifs ont été enregistrés, soit 5,3% de positivité sur l’ensemble du département. Sur la seule agglomération Ardenne Métropole, en 12 jours, près de 20% des habitants ont répondu présents avec un taux de cas positifs de 5,2%.

 

Un seul regret : on pouvait espérer plus de volontaires

Si dans les huit centres qui avaient été ouverts spécifiquement, on attendait davantage de monde, et "c’était utile avant de retrouver les siens" a indiqué le président de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, Boris Ravignon, "la plus grande satisfaction concerne le nombre de cas dépistés. Je crois que cette opération a peut-être eu un impact positif en freinant la contamination". Le maire de Charleville-Mézières a souligné l’importance de la collaboration des autorités sanitaires locales. "Ils ont testé ensemble pendant 12 jours. On peut reproduire cela dans d’autres domaines. Quand on travaille ensemble, ça marche ! Cela va devenir rapidement d’actualité", a-t-il poursuivi, à quelques heures du début de la campagne de vaccination.

Le directeur de la CPAM des Ardennes a salué la belle performance des équipes mobilisées et souligné l’importance qui a été apportée à l’isolement. Onze personnes ont sollicité un accompagnement dont six qui ont été logées et donc isolées à l’hôtel. Le préfet Jean-Sébastien Lamontagne, s’est pour sa part réjoui "de la réelle mobilisation citoyenne". Sur la Métropole comme sur l’ensemble du département, le nombre de tests réalisés a plus que doublé. "Ma conviction est que cette campagne, avec une forte sensibilisation, a contribué à faire en sorte que nos concitoyens soient plus attentifs aux risques, pendant les fêtes."

Le préfet des Ardennes, Jean-Sébastien Lamontagne a estimé extrêmement importante la participation à l'opération.
Le préfet des Ardennes, Jean-Sébastien Lamontagne a estimé extrêmement importante la participation à l'opération. © Sébastien Valente/France Télévisions

 

Des tests plus ciblés

Si les sites de dépistage temporaires ont cessé de fonctionner, les tests, eux, vont se poursuivre. Le souhait des autorités est d’aller vers les gens. Entreprises publiques et privées, lycées, centres commerciaux pourraient être concernés. La méthode est en cours de réflexion. Le président de la communauté d’agglomération Ardenne Métropole, Boris Ravignon, réfléchit à l’aménagement de deux bus qui pourraient, sur Charleville-Mézières et Sedan, se rendre où les gens se trouvent.

D’autre part, l’Etat recrutera des médiateurs de lutte anti-Covid. Un vivier sera constitué pour renforcer les équipes mobiles. La volonté des autorités est de ne pas s’en tenir à cette campagne de dépistage massif, d’un coût de 300.000 euros pour l’ARS. Dans la semaine du 30 novembre au 6 décembre, c'est-à-dire avant l'organisation du dépistage massif, le département des Ardennes était celui où l’on testait le plus en France.

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