Ardennes : un DJ mixe en haut du beffroi de Charleville-Mézières

Un collectif de cinq ardennais passionnés de musique électronique a enregistré un set d’une heure en haut du célèbre beffroi de Charleville-Mézières. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux pour redonner un souffle à la vie culturelle des Ardennes, malmenée par la crise sanitaire.  

Le collectif Ardn a enregistré un set de musique électronique en haut du beffroi de Charleville-Mézières
Le collectif Ardn a enregistré un set de musique électronique en haut du beffroi de Charleville-Mézières © Collectif Ardn

Ils sont cinq, ont entre 25 et 30 ans et ont en commun leur passion pour la musique électronique et pour leur département, les Ardennes. Le collectif Ardn, composé de DJs et de producteurs ardennais vient de sortir une vidéo d’un de leur set avec en invité spécial, le beffroi de Charleville. “On habite tous dans le coin. Moi, j’ai fait mes études ici, alors j’ai ressenti une émotion formidable, car c’est un lieu emblématique de la ville”, raconte Valentin Errard, président du collectif.  

 


Une heure de musique électronique enregistrée à 37 mètres de haut, depuis la tour du célèbre beffroi. Une vue sur la place Ducale à couper le souffle pour une session envoûtante. La vidéo a été tournée le lundi 26 avril pour être mise en ligne le 2 mai à 19h et relayée sur les réseaux sociaux. 

 

 

L’idée leur est venue pendant le premier confinement. La vie culturelle est alors au point mort et les artistes du collectif Ardn cherche des alternatives. “Pour cette session, on y est allés au culot. On a écrit un mail au maire de Charleville, Boris Ravignon et il nous a suivis, confie Valentin Errard. L’idée, c’est de continuer à faire vivre les Ardennes sur le plan artistique, malgré le contexte.”
 

Mettre en valeur la région

Nourrir la vie culturelle ardennaise mais aussi touristique : le but du collectif est de mettre en valeur un lieu du patrimoine local. Un objectif présent dès leurs premières sessions enregistrées il y a quelques mois. Les deux premières ont été tournées dans des usines désaffectées : celle de la quincaillerie Vynex à Balaives-et-Butz puis le site de la centrale thermique de Glaire. “Plus récemment, on en a fait une autre au parc éolien de Flaba. Je trouvais ça marrant, cette inertie des pâles qui tournent”, se souvient Valentin Errard. 
 

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Chaque fois, l’idée est la même : un texte accompagne leur vidéo et présente en quelques lignes le lieu où elle a été tournée. Une manière de raconter artistiquement l’histoire des Ardennes. “Et ce n’est que le début : nous avons plein d’autres projets de ce type, partout dans la région !”, conclut le président du collectif, enthousiaste. 

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