Ardennes : trois mois après le succès de son burger, le meilleur de France, le patron du Galion continue à cultiver sa renommée

Le burger de Thomas Vauchelet, le patron du Galion, a remporté le prix du meilleur burger de France. Fait avec de l'ail des ours, il a attiré un public nombreux. France 3 Champagne-Ardenne revient vers lui à l'occasion de la journée internationale du hamburger, le 13 octobre.

Thomas Vauchelet a de quoi être fier. Son burger fait avec de l'ail des ours est le meilleur de France, tout simplement (mais comme n'importe quel burger, il ne faut pas trop en manger d'un coup). 

Trois mois après ce coup d'éclat, qui a vu venir une clientèle très nombreuse, et à la veille de la journée internationale du hamburger (le 13 octobre), le patron cultive toujours son succès. Mais il garde la tête froide.

Son établissement, le Galion, se trouve à l'entrée de Charleville-Mézières (Ardennes). Il ne désemplit pas (voir sa localisation sur la carte ci-dessous).


France 3 Champagne-Ardenne a demandé à Thomas Vauchelet comment les choses se passaient depuis sa victoire. "Ça s'est passé fin juin. Donc on a eu une très grosse activité sur le mois de juillet. Mais c'est un burger qu'on ne peut pas toujours proposer à la carte. On ne l'a proposé que trois jours. Et là, on va le reproposer la semaine prochaine, uniquement le soir, du lundi [18 octobre] au jeudi [21]. Il y en aura entre 600 et 800. Je vais l'annoncer à partir de mercredi 13 octobre, et je sais déjà que je serai complet ces soirs-là." 

"Depuis le concours, tous nos clients nous demandent ce burger. Mais l'ail des ours demande une préparation spéciale, c'est pour ça qu'on ne peut pas le faire régulièrement : on n'a pas assez de stock. Il plaît aux gens surtout car on a gagné ce concours. Et on est relativement reconnu car on a beaucoup de burgers, on a des nouveautés toutes les semaines. Les gens ne repartent pas déçus, ils peuvent me demander le burger à l'ail des ours en réservant, mais je leur explique pour le stock très limité."

Du public vient de Belgique, mais pas de Californie

"Des gens sont venus spécifiquement de la Marne, de la Meuse... de la Belgique, car ils avaient lu des articles, vu France 3. Il y avait des gens de Châlons et des alentours qui avaient connu l'époque du Piratier, qui a brûlé, et qui ont voulu montrer le Galion à leurs enfants car ils avaient connu ça étant petits." 

On a énormément de clients réguliers.

Thomas Vauchelet, patron du Galion

"On a toujours beaucoup de monde, de très bons retours en vrai, donc tout ce qui est notes en ligne, j'y ai porté de l'attention au début. Mais aujourd'hui, je me dis que si quelque chose ne va pas, ce sera le jour où je me rendrai compte que je travaille beaucoup moins que d'habitude."

"Et là, on a énormément de clients réguliers. C'est le jour où ils ne seront plus là que je me dirai qu'il y a un souci. Les avis ne veulent pas dire grand-chose, il y a parfois de la jalousie, même si ce sont relativement de bons avis en général. On ne se met pas la pression avec ça."

Gastronomie locale à l'honneur

Le best-seller, c'est le burger ardennais (un sur deux qui sont vendus au Galion). "Confit d'oignon maison, tome ardennaise, steak et poitrine fumée, pain artisanal... C'est local, on travaille quasi-exclusivement comme ça car les clients savent qu'on travaille avec énormément de produits locaux. On a à peu près 25 fournisseurs ardennais, y compris la bière, le cidre, et les jus. Tout ce qu'on peut trouver en local, on le cherche en local."

Un nouveau concours va se mettre en place, à l'échelle du Galion cette fois. "Tous les employés, cuisiniers ou non, vont pouvoir faire un burger, nous le présenter. On fera un petit concours tous les mois. Et le burger gagnant sera à la carte pour une semaine. C'est pour essayer d'apporter toujours de la nouveauté. On a des employés plein d'idées." Après l'employé du mois, voici le burger de l'employé du mois.

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