Confinés, les Ardennais du groupe A.R.M terminent leur premier opus, First Track, à distance

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Écrit par Cécile Banasik
Les jeunes ardennais du groupe A.R.M ont terminé et sorti leurs premiers morceaux malgré le confinement
Les jeunes ardennais du groupe A.R.M ont terminé et sorti leurs premiers morceaux malgré le confinement © A.R.M

Maël, son grand frère Romain et leur meilleur ami Alexis, forment à eux trois le groupe d'électro-pop Ardennais A.R.M. Confinés chez leurs parents à Revin, ces étudiants âgés de 18 et 19 ans ont peaufiné à distance leurs premiers titres sortis samedi 25 avril. A découvrir.
 

Ils sont unis comme jamais ! Trois Ardennais ont monté un groupe et ils viennent de terminer leurs quatre premiers titres malgré le confinement. Ils sont désormais disponibles sur plusieurs plateformes d'écoute en ligne. Interviews de Maël, Alexis et Romain. 
   

France 3 Champagne-Ardenne : pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Maël de Lépine :
On a commencé la musique très jeune au conservatoire. En 2010, on a rencontré Alexis et on a joué ensemble dans des petits bars et un ou deux festivals.
Alexis Aribi : On vit dans la même rue à Revin. Étant tous les trois musiciens, c'était une certitude de jouer ensemble. On a eu une cohésion innée, une compréhension dans le jeu.
Maël de Lépine : Et donc, à partir de septembre 2019, quand on est arrivés à Reims pour nos études, on s'est dit, on se lance, on compose.


Comment avez-vous réussi à mener votre projet dans des conditions si particulières ?

Alexis Aribi : On avait enregistré nos morceaux avant le confinement. Il restait à travailler le mixage avec notre ingénieur du son en studio. On a dû le faire par échange de mails, par téléphone.
Maël de Lépine : Ça arrivait que notre ingénieur du son, Sylvain Masure, nous envoie trois versions d'un titre en une journée. Il a fait du beau travail.

Il y a eu jusqu'à sept, huit mixes pour certains morceaux
- Alexis Aribi, A.R.M


Alexis Aribi : Comme dit Maël, il nous envoyait une première ébauche et après plusieurs écoutes, on notait ce qui n'allait pas. Si on pensait qu'il fallait plus de basse, une ambiance générale, etc.
Maël de Lépine : Et avec Alexis, on n'a jamais autant discuté sur Facebook. On avait vraiment des échanges toute la journée pour la pochette de l'album par exemple.

 


Qu'avez-vous ressenti quand vous avez appris qu'il fallait terminer à distance ?

Romain de Lépine : On savait que ça allait être compliqué. Au début, on était vraiment embêtés. On s'est même dit, c'est mort, il va falloir attendre la fin du confinement pour écouter les mixes en studio. On avait quand même assez peur et au final, ça s'est super bien passé.
Alexis Aribi : Ça nous a quand même un peu handicapés. On ne s'est pas laissé abattre, notre ingénieur du son a été très productif. Même s'il y a le confinement, il faut qu'on avance. On a pour projet de faire notre album.

Il y a beaucoup de gens qui ont pris le temps d'écouter notre musique, de nous envoyer des messages. Au final, le confinement, c'est un point positif
- Romain de Lépine, A.R.M


Qu'est-ce qui a été différent dans le fait de ne pas être en studio ?

Alexis Aribi : Le plus compliqué c'était surtout le mixage. Comment faire pour obtenir un vrai rendu alors qu'on est à distance et que tout se passe en studio ?
Romain de Lépine : Le problème, c'est que ça a pris aussi plus de temps. En deux jours de studio, le mixage aurait été réglé. Au final, ça a mis deux, trois semaines. On a quand même réussi à avoir le rendu qu'on voulait.
Alexis Aribi : On se connaît depuis longtemps, on a une confiance en chacun. Avec les technologies actuelles, c'est facile de faire une visioconférence. On a l'impression qu'on est ensemble même si on ne l'est pas.
 


Pourquoi avoir choisi comme date de sortie le 25 avril ?

Romain de Lépine : Le 25 avril, c'est l'anniversaire de notre père. On s'est dit que ça marquerait le coup. On aurait bien aimé le sortir hors confinement mais vu qu'on a créé nos pages sur les réseaux sociaux et qu'on a commencé à faire beaucoup de communication, on ne pouvait pas attendre. Ne sachant pas quand le confinement allait s'arrêter, on ne pouvait pas prendre le risque d'attendre.
Maël de Lépine : C'est peut-être même bénéfique, les gens sont sans doute plus aptes à écouter pendant le confinement. On a essayé de voir le positif.

Les quatre premiers titres de leur EP, First Track, sont disponibles sur 150 plateformes d'écoute en ligne. 
 

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