EN IMAGES. Ardennes belges : un an après la tornade, les dégâts à Beauraing toujours visibles

Publié le
Écrit par Vincent Ballester .

Le samedi 19 juin 2021, une tornade balayait les Ardennes belges. Une partie de la ville de Beauraing a subi des dégâts significatifs. Quasiment un an après, ces derniers sont toujours présents même si les travaux vont bon train.

 Un ciel gris, un bruit de tonnerre, le hurlement du vent. Et soudain, le fracas d'un toit arraché ou d'un mur éboulé. 

C'était le samedi 19 juin 2021. Au coeur des Ardennes belges, une tornade sévissait à quelques kilomètres de la pointe de Givet.

Une partie de la ville de Beauraing (province de Namur, région Wallonie) a été balayée, une centaine de maisons dévastées. Aujourd'hui encore, les stigmates de la tempête sont toujours là (voir la carte ci-dessous).

Des travaux qui avancent...

Pascaline et Pierre, un couple sinistré, est allé de l'avant. À l'époque, le choc était considérable. "Les bruits venaient de tous les côtés, vraiment assourdissants. On a eu vraiment très peur, et on ne savait plus où se mettre pour éviter de recevoir le toit sur la tête."


Mais onze mois plus tard, leur maison a bien meilleure allure. Il ne reste plus que la terrasse à achever. "Maintenant, ça va beaucoup mieux. L'essentiel des travaux a été réalisé. La terrasse finie, on pourra dire que c'est enfin derrière nous : ça aura duré à peu près un an." Toutefois, "on n'oubliera pas... Mais on sera soulagé." 


Mais il n'en va pas de même pour tout le monde. Chez un voisin, Gérard, il reste encore six mois de travaux. "On n'oubliera jamais", confesse ce dernier. "Mais on surmonte..."


La réparation des maisons du quartier n'avance donc clairement pas au même rythme.

... mais des stigmates toujours visibles

Et c'est particulièrement visible chez un dénommé Michel. La mairie a pu le reloger, car son habitation est méconnaissable. L'étage a disparu, les pièces sont à nu. Et pour cause : il faut tout démolir pour reconstruire après.

Le propriétaire est particulièrement dépité. "Moralement, c'est difficile de devoir abattre sa propre maison. De devoir tout démolir à l'intérieur : les placards, la salle de bains...  C'est compliqué." La cheminée et le vieux poêle sont toujours visibles. Au départ, la reconstruction semblait possible, mais "des difficultés sont apparues : il y avait des fissures dans les murs"


Toits éventrés, fenêtres brisées, portes condamnées... Le destin d'autres habitations semble suspendu. 

C'est le cas, ici et là, d'autres maisons qui se dressent toujours comme au lendemain de la tornade. Comme si plus personne n'y habitait. 

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