Paris 2024 : dans l'Aube l'usine du Coq sportif à Romilly-sur-Seine étend sa surface pour préparer les JO

Le Coq sportif continue sa progression en France et à Romilly-sur-Seine dans l'Aube. Un nouveau bâtiment va voir le jour, plusieurs sportifs dont Yannick Noah, étaient présents sur place ce mardi 14 septembre.
Yannick Noah était présent sur place à Romilly avec David Pecard directeur général des opérations et Marc-Henri Beausire Pdg du Coq sportif.
Yannick Noah était présent sur place à Romilly avec David Pecard directeur général des opérations et Marc-Henri Beausire Pdg du Coq sportif. © Tiphaine Le Roux FTV

Pour poser la première pierre symbolique de la future extension du Coq Sportif à Romilly-sur-Seine (Aube) ce mardi 14 septembre, une pléiade de sportifs étaient présents comme le boxeur Tony Yoka, l’ancien tennisman Yannick Noah, le nageur Yannick Agnel ou le rugbyman Frédéric Michalak, des officiels ainsi que des membres de la famille Camuset, à  l’origine de la marque romillonne.

Le site consistera en une réhabilitation d’un ensemble voisin de l’usine actuelle, sur une surface de 3.000m2 (avec beaucoup de place laissée au verre) et permettra de fabriquer les tenues de podium et de performance des sportifs pour les JO de Paris 2024 ainsi que pour la coupe du monde de Rugby qui se tient en France en 2023. 

Le Coq sportif à Romilly sur Seine.
Le Coq sportif à Romilly sur Seine. © FTV

Cela suppose un développement de la main d’œuvre qui devrait progressivement passer de 110 personnes à 200 d’ici 2023. Selon David Pécard, le directeur général des opérations du Coq sportif, "c’est un moment que nous attendions depuis maintenant cinq ans, puisque cela fait de nombreux mois que l’on se bagarre pour acheter le foncier. L’idée c’est déjà d’obtenir le bâtiment parce qu’il y a encore un an et demi de travaux".
 

Centre de formation et emploi local

En parallèle, précise le directeur, "on a besoin d’embaucher entre 60 et 80 personnes qui vont être essentiellement répartis en production et un peu en logistique. Pour cela, comme nous sommes sur un territoire où le savoir-faire a largement disparu, on a décidé de monter un centre de formation en interne qui va démarrer début octobre avec une première promotion de 10 à 12 personnes, que l’on continuera à faire vivre l’année prochaine et que l’on rendra permanente, pour pouvoir former en interne avec des gens spécialisés pour cela"

Romilly était historiquement, un lieu réputé pour son savoir faire textile.
Le Coq sportif y a fait son retour dans son berceau d’origine en 2010, la célèbre marque de sport, qui avait quitté le bassin romillon à la fin des années 1980 a réintégré il y a plus de dix ans les locaux du site de l’ex usine Claverie, au 62 avenue de la Liberté. C’est donc dans l’une des anciennes usines de la marque tricolore du début du siècle, que se réécrit l’histoire. "Le plus beau jour, c’est notre retour à Romilly, confirme le directeur du site, mais celui-ci est dans la la continuité. C’est surtout la fierté de pouvoir faire vivre cette marque avec abnégation, de pouvoir lui donner la possibilité d’aller encore plus loin".

Un petit film a rappelé les dates emblématiques comme la création du logo du Coq sportif sur un soleil, en 1948, le succès de l’équipementier dans les années 60, le rachat par Adidas qui la fait disparaître, la reprise par un fonds d’investissement en 2005 qui souhaite relocaliser la marque à Romilly.
 

Relocalisation

"En septembre 2010 les 15 premiers modélistes et prototypistes ont été recrutés. En 2011, la confection a repris à Romilly. Il ya encore aujourd’hui 2.000 personnes qui font de la confection au Maroc mais le mouvement de relocalisation est important", ajoute David Pécard. 

Le président de la fédération de Rugby français Serge Simon a évoqué l’écoute du Coq Sportif et apprécié la possibilité de vêtir non seulement les podiums mais aussi les clubs amateurs. Outre les sportifs, Boris Ravignon, conseiller régional et maire de Charleville-Mézières était présent. Il a célébré la reconquête de souveraineté à l’œuvre avec le Coq. Dans l’assistance également des partenaires économiques réguliers de l’entreprise (tricoteurs d’Aube tricotage, teinturiers de France Teinture, brodeurs de la Chapelle St Luc Elma Brod.)

Le maire de Troyes François Baroin, (en béquilles pour cause de blessure en jouant au foot en famille cet été) a souhaité mettre à l'honneur "la renaissance d’une marque textile emblématique romillonne avec un savoir-faire local et précieux. La réindustrialisation de ce site ne peut être qu'une fierté pour notre département".

 

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