Aube : le chantier d'insertion de Saint-Etienne-sous-Barbuise vandalisé pour la quatrième fois en deux ans

Les serres du jardin de Cocagne vandalisées / © Florence Heulard
Les serres du jardin de Cocagne vandalisées / © Florence Heulard

C'est la quatrième fois en deux ans, que les serres du Jardin de Cocagne de Barbuise dans l'Aube sont vandalisées, un geste incompréhensible. Et une perte financière importante pour cette association de réinsertion. 

Par Brice Bachon

L'acharnement continue sur le chantier d'insertion de Barbuise, c'est la 4ème fois en deux ans que les serres du jardin de Cocagne sont lacérées, la direction reste sans voix face à un tel acte de malveillance. "C'est décourageant, nous allons encore devoir contacter nos partenaires financiers pour reinvestir dans de nouvelles serres", soupire Florence Heulard, responsable du site. Depuis deux ans, près de 20.000 euros ont dû être dépensés pour réparer les dégats des derniers actes de malveillance sur le site. Cette fois encore, les serres sont lacérées. 

C'est une perte d'exploitation colossale pour nous.
-Florence Heulard, responsable du jardin de cocagne. 


La découverte de ces serres éventrées, c'est aussi un choc pour les salariés de la structure. En effet, le jardin de Cocagne accueille des personnes qui souhaitent se réinserer dans la vie active. Chaque année une soixantaine de personnes passent par l'association, et 66% d'entres elles trouvent soit un emploi, soit une formation pour rebondir dans la vie active.
 

Cagnotte

A temps plein vingt personnes sont salariés de l'association, elles gèrent aussi bien les jardins, que le petit marché qui se tient sur place, à la ferme, mais aussi les paniers de légumes que commandent les clients habitués du lieu. "Pour nos salariés c'est le choc, ils venaient tout juste de terminer de monter ces serres", continue la responsable. 

Une cagnotte devrait être mise en place dans les prochains jours pour aider l'association à rebondir. Il est possible de contacter l'association ici.

Un manque de civisme, des actes de malveillance, dont se plaignent également certains agriculteurs, sous prétexte de "glanage", de plus en plus de personnes viennent se servir dans des champs pas encore récoltés, "c'est du vol", selon Damien Vuibert, agriculteur à la Chapelle Saint Luc. 
 

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