Hommage aux soignants : la présidente de Solidarité femmes Aube, invitée à Paris par le ministre de la Santé

Annie Bédhet, la présidente de l'association "solidarité femmes" dans l'Aube, qui aide les femmes victimes de violences, est invitée le 13 juillet au Grand Palais, à Paris, par le ministre de la santé, Olivier Véran. Dans le cadre de l'hommage aux soignants lors du confinement.
La présidente de Solidarité femmes dans l'Aube, Annie Bedhet, invitée à Paris le 14 juillet, pour l'hommage aux soignants.
La présidente de Solidarité femmes dans l'Aube, Annie Bedhet, invitée à Paris le 14 juillet, pour l'hommage aux soignants. © Annie Bedhet, document remis
Annie Bédhet a le sourire de la fierté, celui de la reconnaissance aussi. La présidente de l'association Solidarité femmes de l'Aube se rend à Paris à l'invitation du ministre de la Santé, Olivier Véran, ce 13 juillet 2020 pour une soirée hommage aux soignants, suite à la crise du Covid-19. Le trajet est déjà en soi une étape, car les trains ne circulent pas entre Troyes et Paris ce week-end, mais cette battante prendra le bus, passera par Châlons-en-Champagne pour arriver ce lundi 13 au soir à l'hôtel, offert par la République française. Elle est ensuite conviée au Grand palais pour la cérémonie d'hommage aux soignants, "héros" malgré eux, de la crise sanitaire. 

Avec elle, près de 800 soignants participeront à cette réception, organisée à la veille de la cérémonie du 14 juillet, qui comprendra un hommage aux soignants et à la société civile, précisé le ministère, à l'origine de cette initiative. Parmi les convives figurent des personnels hospitaliers en première ligne face à la crise sanitaire, par ailleurs invités à la cérémonie du 14 juillet, mais aussi des membres de la cellule de crise du ministère et des proches des soignants morts du Covid-19. "J’ai hâte d’être à ce soir", avoue cette femme de caractère. 
 

J’entends que des soignants sont invités, certes, mais aussi des gens assimilés comme nous, car on soigne l’âme de ces femmes.

Annie Bédhet, présidente Solidarité femmes dans l'Aube



Ce sera une opportunité de rencontrer des gens, des lieux, là je suis vraiment fière. Demain matin sur place, un bus va venir nous chercher à l’hôtel, et nous emmène place de la Concorde, puis, il nous ramène à l’hôtel, ou d’autres gens du Grand Est seront là". Cette femme énergique et militante vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales. 
 

Surprise et honorée

Pendant le confinement, avec les autres bénévoles, Annie s'est rendue régulièrement dans un centre commercial de La Chapelle-Saint-Luc, près de Troyes, pour assurer des permanences. "Pour moi, dit-elle, c’est une grande surprise d’être invitée, je suis très honorée d’avoir été appelée par le préfet pour remercier l’association solidarité femme, pendant le confinement. On l’a fait normalement, mais ça me fait plaisir que cette association soit mise en valeur lors de cet événement. Car le Covid 19 a bien embêté tout le monde". 

Suite aux directives gouvernementales pendant cette période de crise sanitaire, Solidarité femmes avait dû modifier son fonctionnement et a pratiqué le télétravail depuis le 17 Mars, mais elle a donc toujours été joignable. "Pour répondre à la demande du gouvernement, et donner l'opportunité aux femmes victimes de violence de trouver une écoute, l'association a assuré six permanences de trois heures chacune, au centre commercial l'Escapade à La Chapelle St Luc". Un geste salué par les services de l'Etat. 
 

Une reconnaissance, pour cette présidente très active, et hyper connectée sur les réseaux. "J’emporte mes collègues et celles de toute la France. Il y a aura peut être de l’émotion. Mais là c’est fierté et reconnaissance. Pendant le confinement, nous avons été sollicitées par la délégué aux droits des femmes pour assurer une permanence dans un centre commercial, nous avons été la seule association à le faire dans le secteur, une alternative aux femmes victime se violences. Nous avons été bien accueillis dans ce centre de l’Escapade à La Chapelle-Saint-Luc. On était en télétravail, mais les femmes ont pu aussi nous trouver dans ce local. On a fait six permanences pendant le confinement, avec salariés et bénévoles"

Les appels de femmes en détresse ont été nombreux pendant le confinement, 40 nouvelles victimes recensées, dénomnbre Annie Bédhet. Depuis, les chiffres restent au-dessus de l’an dernier, mais selon l'association, pas d’explosion à noter dans l’Aube. Présidente de solidarité femmes depuis sept ans. Annie y est arrivée en tant que bénévole. Son énergie et son envie d'aider l'ont faire rester et devenir présidente. 

Pendant le confinement, elle a donc mis en place un local, à l’entrée de la galerie marchande, juste à l’extérieur du centre commercial, avec les autres membres de l'association. "On avait des affiches pour identifier le local. Et deux permanences par semaine. On n'a vu que trois personnes, mais l’essentiel était que les femmes aient pu voir qu’une association était là pour elles. Pour les aider".  Un travail de prévention plus que nécessaire. Au programme, écoute, accueil. "Les femmes ont reçu des réponses concrètes et elles nous remercient par email", ajoute Annie. 

 
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