INSOLITE. Des gendarmes de l'Aube à la poursuite de trois lamas

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Écrit par Matti Faye

Deux gendarmes de Piney, dans l'Aube, ont réalisé une intervention peu commune lundi 17 janvier. Appelés par un automobiliste, ils sont tombés nez à nez avec trois lamas qu'il a bien fallu restituer à leur propriétaire.

"C'était du jamais-vu pour moi et le collègue !" Les gendarmes en service lundi 17 janvier à Piney, dans l'Aube, risquent de se souvenir longtemps de leur journée.

Vers midi, la gendarmerie a été contactée par un automobiliste qui avait fait la rencontre assez inattendue de trois lamas sur la route entre Montsuzain et Mesnil-la-Comtesse, au nord de Troyes.

Les deux gendarmes de la patrouille de Piney, les plus proches du signalement, se sont rendus sur les lieux. Et ils ont bien pu confirmer la présence au milieu de la route de l'animal plus souvent croisé dans une planche de Tintin que sur les routes de l'Aube.

"On est tombé presque nez à nez avec lui, raconte le gendarme Émeric Morelle, interrogé par téléphone au lendemain de son intervention. Ça nous a fait sourire avec le collègue parce qu'on pensait qu'il n'était pas forcément sur la route, mais dans un champ. Mais non, il était vraiment bien au milieu de la route, c'est peu commun." Les deux autres animaux s'étaient placés dans un chemin de terre tout proche.


"Vous vous doutez bien qu'on n'a pas de laisse pour lama"

"Au début, on a essayé de les appeler mais ils étaient apeurés, donc ils ont couru. Finalement, leur propriétaire est arrivé. Heureusement qu'il était là, parce que vous vous doutez bien que dans notre véhicule, on n'a pas de nourriture ou de laisse pour lama", poursuit le gendarme.

Le propriétaire n'avait avec lui qu'une seule laisse pour trois lamas, mais il a pu les regrouper grâce à un seau rempli de grains pour les nourrir. "On a été de l'autre côté pour les attirer vers le propriétaire. Il a posé la nourriture, les lamas sont arrivés. Il en a pris un en laisse. Après, une fois que vous avez un lama en laisse, les autres suivent", raconte Émeric Morelle.

Il ne restait plus qu'à ramener les lamas chez eux, à Voué, à deux kilomètres de là. Mais le véhicule du propriétaire était trop petit pour accueillir les trois animaux. Il a donc dû faire le chemin retour à pied.