INSOLITE. Marne: elle veut reproduire la Tour Eiffel au crochet

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Catherine Toth ne renonce jamais. Depuis quelques années, elle relève des défis peu communs. Cette quinquagénaire a déjà réalisé au crochet, une maison entière, une grande roue, et récemment le château de la Belle au Bois Dormant. Son nouveau projet : reproduire la Tour Eiffel.

Les fêtes sont passées. Ses créations ont été vendues sur les marchés de Noël. Alors, actuellement, Catherine Toth se tricote un pull. Mais en tête elle a déjà un nouveau projet que lui a soufflé son époux, réaliser la Tour Eiffel, au crochet. Relever ce défi ne lui fait pas peur. Elle est déjà venue à bout de réalisations compliquées.

Je m'étale. C'est parfois envahissant.

Catherine Toth, passionnée de crochet.

La dernière en date, c’est la reproduction du château de la Belle au Bois Dormant, pour faire rêver les petites-filles. Cette pièce monumentale lui a pris deux ans, "mais pas tous les jours", reconnaît-elle. Reconstituée à partir d’une photographie, la bâtisse d’un mètre carré sur un mètre 48 de haut a nécessité l’utilisation de 90 pelotes de laine, et de carton de récupération pour la base.

"Je l’ai faite sans patron, à l'arrache, comme toutes les autres pièces. Je ne m’étais pas rendue compte que c’était énorme, mais j’ai continué." Le château a été vendu, sous forme de tombola, lors du marché de Noël de Montcornet, dans l’Aisne.

Une passion envahissante

Catherine Toth habite Saint-Etienne-sur Suippe, dans l’arrondissement de Reims, dans la Marne. C’est d’ailleurs, à Reims qu’elle travaillait, à la cantine de l’Hôtel de Police. Mais en invalidité depuis 2009, c’est aujourd’hui avec le crochet qu’elle occupe ses journées. En réalité, elle a toujours pratiqué cette activité manuelle apprise auprès de sa grand-mère. "Quand j’étais gamine, raconte-t-elle, ma mère aussi faisait beaucoup de crochet et de tricot."

Ses laines, Catherine Toth les achète, en promotion si possible, à Warmeriville, notamment. Elle crochète selon son inspiration ou en fonction des demandes, car cette passionnée vend ses créations sur les marchés de Noël. Sissonne, Montcornet, Crépy en Laonnois, dans l’Aisne, ou encore Le Châtelet-sur-Retourne, dans les Ardennes, l’ont accueillie. "Dans la Marne, il y a déjà beaucoup d’habitués", dit-elle. Ces marchés sont une occasion de sorties pour cette adepte de ces travaux manuels.

Catherine Toth le reconnaît volontiers : "Je m’étale, c’est parfois envahissant". Mais rien ne semble pouvoir décourager celle qui avoue être satisfaite quand ses créations sont vendues. "N’empêche que j’ai mal au cœur, quand c’est parti".

Toujours faire et défaire

Plus d’un adepte du crochet aurait renoncé face aux difficultés que représentent certaines réalisations. Mais Catherine Toth n’arrête jamais, même lorsqu’elle se rend compte de l’énormité de son projet. "J’ai continué. Je n’allais pas gâcher. Si ça ne va pas, je démonte, je refais".

Déterminée, elle se souvient encore du jour où elle a voulu faire une surprise à ses enfants en réalisant une grande roue. "Elle ne tourne pas. C’est nul !",  a été leur réaction lorsqu’ils l’ont découverte. Alors j’ai tout démonté et j’ai réussi à la faire tourner", raconte-t-elle. Des personnages comme Mario ou Peppa Pig figurent aussi parmi ses productions, mais elle a à son actif des réalisations plus spectaculaires.

Elle a ainsi reproduit la maison que son fils venait d’acheter. Pour la décoration, elle est allée jusqu’à utiliser les chutes de rideaux de la véritable maison. Elle a également fait le tour de nombreux magasins de jouets pour trouver la reproduction, à l’identique, de la voiture de son fils, à installer dans la cour. Elle utilise des points différents pour donner du relief à ces travaux qu’elle travaille dans les moindres détails.

Si ça ne va pas, je démonte, je refais.

Catherine Toth, passionnée de crochet.

Pour son nouveau projet, la Tour Eiffel, de longues heures de travail, la tête penchée sur son ouvrage, s’annoncent pour Catherine Roth. Cela ne semble pas l’effrayer. Mais on ne connaît pas encore la date de présentation du monument parisien réalisé au crochet. La célèbre tour avait, elle, nécessité 26 mois pour sa construction.