PASSION. "Le bruit, la position, l'ambiance des runs", c'est la folie Harley-Davidson

C'est une première à Troyes, le parc des expositions va accueillir, du 26 au 28 mai, un rassemblement de mordus de la marque américaine, si chère à Johnny Hallyday. Pour l'occasion, nous avons recueilli des paroles de motards, qui racontent leur incommensurable passion pour Harley-Davidson.

Ils tiennent à leurs motos Harley Davidson comme à la prunelle de leurs yeux. Les bikers, fadas de la marque américaine, vont pouvoir partager leur passion lors d'un rassemblement organisé au parc des expositions de Troyes, du vendredi 26 au dimanche 28 mai 2023.

Ce rendez-vous, intitulé V-twins days, en référence au moteur spécifique des Harley, est le premier dans la préfecture de l'Aube. Cascades, sorties, concerts... De nombreuses activités sont prévues. Pour l'occasion, nous avons pris le temps d'échanger avec des fans du bolide qui déchaîne les foules depuis plus d'un siècle.

Christophe Drouin : "on les bichonne régulièrement"

Cet Aubois de 45 ans, à la tête du club de Harley-Davidson Troyes Chapter France réunissant 150 membres, est l'organisateur de l'événement. Cela fait 15 ans qu'il roule sur les routes de France et de Navarre avec une Harley, comme l'ont fait avant lui Elvis Prelsey, Brigitte Bardot ou encore Johnny Hallyday.

"J'ai passé mon permis moto pour pouvoir conduire une Harley", raconte Christophe Drouin, qui partage cette passion avec sa femme, qui en conduit une aussi. Parce qu'elle est unique, qu'elle est personnalisable à souhait. "Aucune Harley n'est identique, dit-il. Entre le pot d'échappement, le guidon, les cale-pieds et autres accessoires... C'est tellement transformable."

Une moto au profil de son utilisateur, aux petits soins avec son engin. "On les bichonne régulièrement, assure Christophe Drouin. Faire briller les chromes c’est une particularité de chez Harley”.

Annick Haran : "rouler en groupe c'est magique"

Il y a six ans, Annick Haran a décidé de changer de place sur la moto, passant de passagère à conductrice. "Le bruit, la position, l'ambiance des sorties... Ca a été le coup de foudre", explique celle qui est désormais Ladies officer au sein du club Troyes Chapter France, qui revendique 60 femmes (conductrices ou passagères).

Les runs, ces sorties entre bikers, Annick Haran les apprécie particulièrement. "Rouler en groupe c'est quelque chose de magique, dit-elle. Quand on passe dans les villages, les gens sortent, nous prennent en photo, le regard a changé sur les Harley..."

Parfois, ces runs se font en non-mixité, entre femmes, comme pour l'événement octobre rose, l'année dernière, où la soixantaine de Ladies - c'est ainsi qu'elles s'appellent - ont circulé dans l'agglomération troyenne pour récolter des fonds (600 euros) reversés à des associations luttant contre le cancer.

Lionel Derisson : "j'ai grandi avec ce son mythique"

A 36 ans, il est le plus jeune responsable d'une concession Harley-Davidson en France, en l'occurrence celle de Troyes. Dans sa vie professionnelle comme personnelle, la marque américaine prend une grande place, et cela "depuis tout petit". Son père, déjà, en conduisait une. "J’ai grandi avec ce son mythique", raconte-t-il.

"La liberté." Pour lui, c'est le mot qui se conjugue le mieux avec Harley. "Une fois qu'on monte sur cette moto, on se sent libéré, on se sent ailleurs, aux Etats Unis.” La vitesse et les sensations fortes ne sont pas les buts recherchés en Harley-Davidson. "C'est plutôt un retour aux sources de la balade à moto, sur des machines d’exceptions."

Au-delà de la mécanique, cette passion, selon Lion Derisson, brise des "barrières" sociales. "Dans notre club, on a des jeunes (dès 18 ans) et des vieux (jusqu'à 93 ans), des ouvriers et des patrons, des hommes et des femmes, observe-t-il. Il y a encore une quinzaine d'années, il y avait ce cliché du profil de biker costaud, tatoué, barbu, qui boit de la bière. Mais c'est de moins en moins vrai."