Troyes : un complexe d'escalade de niveau mondial en 2023

Le département l'a annoncé ce jeudi, Troyes sera doté en 2023 d'un complexe international multisport et d'escalade (CIME) de 5000m2, le plus important de France. Le projet s'inscrit dans le cadre de la campagne de candidature du département pour la préparation des jeux olympiques 2024. 

 

L'intérieur du "CIME" prévu à Troyes en 2023
L'intérieur du "CIME" prévu à Troyes en 2023 © Axis Architecture
Le projet est beau, construire la plus grande salle d'escalade de l'hexagone, un complexe de 5000m2 accueillant une salle omnisport, un mur d'escalade et un espace handisport, "notre ambition est que le complexe devienne un haut lieu de l'escalade en France, au même titre que Clairefontaine pour l'équipe de France de foot ou Marcoussis pour celle de rugby" lance Philippe Pichery, président du département de l'Aube.

Le président Pichery ne cache pas ses envies que le lieu soit la référence en la matière, "on veut être les meilleurs en France, on souhaite qu'à terme, l'Aube soit aussi connue pour son complexe d'escalade que pour sa ville (Troyes), son club de foot, ses lacs et son champagne", continue -t-il.
La future salle omnisports de Troyes
La future salle omnisports de Troyes © Axis Architecte

Un site grandiose

La salle de 5.000m2 sera entièremment dédiée au multisport, à l'escalade et au handisport, le CIME (complexe international multisport et d'escalade) veut, entre autre, s'affirmer comme le spot pour les amateurs (et les professionnels) d'escalade. 

Le mur en forme de "L" s'étendra à lui seul sur 1.920m2, il permettra d'organiser des compétitions internationales dans les 3 disciplines principales (difficulté, vitesse et bloc), avec des gradins pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes.
L'espace "évenement sportif" à lui seul mesure 30m de large, 10m de profondeur et jusqu'à 18m en hauteur. La structure bénéficiera également d'un espace "initiation" impressionnant, 20m de large et jusqu'à 12m de hauteur.
Le CIME omnisport de Troyes
Le CIME omnisport de Troyes © Axis Architecte

Coté multisport, la salle bénéficiera d'un peu plus de 1.000m2 dédiés au multisport mais surtout au handisport avec une vingtaine de discplines modulables, foot, hand et basket fauteuil, tennis, tennis de table, curling, sarbacanne, boccia, torball, ainsi que du volley-ball et badminton pour la catégorie valides.

Le conseil départemental de l'Aube sera le maitre d'ouvrage de ces travaux dont le chantier devrait démarrer en juillet 2021 pour une livraison du projet en mars 2023. Au total, le CIME coûtera 11,4 millions d'euros HT au département, qui sera le principal financeur, mais cherchera des partenaires, notamment l'état, à travers des aides de soutien au développement du sport.

Objectif Paris 2024, et après ?

"Le but est de créer un équipement qui fonctionnera avant (les JO de Paris 2024), pendant, mais surtout après", souligne Philippe Pichery, et avec son emplacement, au coeur de la technopole de Troyes, à deux pas des universités, nul doute que le lieu attirera, jeunes, et moins jeunes pour la pratique de différents sports.
Ayant obtenu en 2019 le label "Terres de Jeux 2024", l'Aube souhaite dynamiser et encourager la pratique sportive, "le "CIME" est une opportunité exceptionnelle en terme de notoriété et de progression du sport dans notre département" affirme le président du département. 

D'autant que l'Aube est candidate en lice pour devenir centre de préparation aux jeux (CPJ) et espère accueillir les délégations du monde entier pour l'entrainement aux jeux de Paris 2024, dans plusieurs discplines (le judo, le water-polo et la voile notamment).
L'un des murs d'escalade du CIME de Troyes
L'un des murs d'escalade du CIME de Troyes © Axis Architecture

L'escalade, un sport qui explose 

L'escalade n'est pas un choix anondin, "nous avons pensé, bien sûr, à une piscine olympique, où un vélodrome, mais cela existe déjà partout, un complexe d'escalade comme celui-ci ca n'existe pas en France, on veut être les meilleurs sur ce sujet qui n'a pas été investi par d'autres" ajoute M Pichery.
"Nous avons été en étroite collaboration avec la Fédération Française d'Escalade pendant toute la création du projet", confirme Philippe Pichery, "ils souhaitaient avoir un lieu pérènne, dont ils ne disposent pas encore, pour l'avenir"
D'autant que la discipline est en pleine explosion depuis l'annonce de son iontégration aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, le nombre de pratiquants s'est envolé en 2019 et a franchi la barre des 100.000 licenciés. 102944 en fin d'année pour être précis. La France compte 42.000 compétiteurs dans 1000 clubs.
 
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