“Les étudiantes étaient mal à l’aise en présence de Jean-Marc Reiser”, témoigne le doyen de la faculté de Strasbourg

Jean-Marc Reiser, principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan, habitait rue Perle à Schiltigheim (Bas-Rhin). / © Capture écran de son profil Viadeo, aujourd'hui supprimé. Photo de l'immeuble Vincent Roy. France 3 Alsace
Jean-Marc Reiser, principal suspect dans la disparition de Sophie Le Tan, habitait rue Perle à Schiltigheim (Bas-Rhin). / © Capture écran de son profil Viadeo, aujourd'hui supprimé. Photo de l'immeuble Vincent Roy. France 3 Alsace

Depuis la disparition de Sophie Le Tan, les témoignages se succèdent concernant la personnalité de Jean-Marc Reiser, principal suspect dans cette affaire. Le doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg décrit le malaise que suscitait cet homme inscrit comme étudiant en archéologie.

Par Marie Coulon

C’est un nouveau témoignage qui renforce, encore un peu plus, l’image d’une personnalité trouble et peu rassurante. Plus de 10 jours après la disparition de Sophie Le Tan à Schiltigheim, le principal suspect de l’affaire, Jean-Marc Reiser, est décrit comme "malsain" par le doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg, Jean-Yves Marc, joint et rencontré par France 3 Alsace.

"Les étudiantes me disaient souvent qu’elles avaient peur en sa présence. Certaines demandaient à des garçons d’être présents à leurs côtés pour se rassurer lorsqu’elles se savaient seules avec lui. Elles trouvaient cet homme lourd et déplacé" révèle Jean-Yves Marc. "Plusieurs d’entre elles ont été invitées à venir chez lui, ou à aller se baigner dans des rivières, choses qu’elles ont refusé".
 

Étudiant en archéologie byzantine, Jean-Marc Reiser, 58 ans,  ne passait pas inaperçu dans les couloirs de la faculté. D’abord parce qu’il était "particulièrement assidu, fréquentant la bibliothèque matin, midi et soir, mais aussi parce qu’il était grand, massif, impressionnant physiquement. Il suscitait la méfiance. Il avait aussi un caractère inconvenant" se souvient encore le doyen. 
 
 

 

Un malaise également éprouvé au sein du corps professoral.  "Des étudiants d’un certain âge, nous en avons déjà eu plusieurs, mais c’est la première fois que des collègues me disaient qu’ils ne voulaient plus travailler avec l’un d’eux. Jean-Marc Reiser avaient souvent des propos déplacés".  Et de conclure : "Malgré tout cela, nous ne pouvions pas nous douter qu’un jour il serait suspecté d’un tel acte. Ça fait froid dans le dos."
 

Suite à la disparition de Sophie Le Tan le 7 septembre 2018, Jean-Marc Reiser a été mis en examen à Strasbourg pour enlèvement et séquestration. L'étudiante strasbourgeoise de 20 ans reste pour l'heure introuvable, malgré les nombreuses battues citoyennes organisées ce week-end.

 

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