Saverne : du street-art sur les fenêtres du château des Rohan

Le château des Rohan de Saverne (Bas-Rhin) est devenu le lieu d'une exposition et d'une performance en direct de street-art, ou art urbain. Le samedi 29 août, huit artistes ont créé des oeuvres colorées sur les fenêtres du monument.
L'oeuvre de droite représente Louise Weiss, qui a légué une partie de ses biens culturels à la commune.
L'oeuvre de droite représente Louise Weiss, qui a légué une partie de ses biens culturels à la commune. © Cécile Poure, France Télévisions
C'est la révolution au petit Versailles alsacien. De drôles de couleurs sont apparues sur les fenêtres de l'aile nord du château des Rohan, à Saverne (Bas-Rhin). Une aile qui n'accueille pour le moment aucune institution culturelle ou touriste. 

Ces couleurs, résolument modernes, c'est de l'art urbain, ou street-art. Huit fenêtres ont été soigneusement recouvertes par un panneau blanc. Et autant d'artistes ont eu pour mission de venir y créer un chef-d'oeuvre contemporain.
 
Huit fenêtres du château des Rohan accueillent des oeuvres d'art urbain.
Huit fenêtres du château des Rohan accueillent des oeuvres d'art urbain. © Cécile Poure, France Télévisions

Les artistes font partie du collectif Urban colors de Strasbourg. La municipalité de Saverne a pris l'initiative de les inviter. Parmi eux, le Portugais Tiago Francez, dit The Empty Belly, se voit comme un "muraliste" plutôt qu'un "street-artist". Qu'on se le dise. "C'est important d'établir un dialogue avec les gens, plus spécialement avec le lieu où je créé."

Et sa création, la voici : une représentation de la journaliste et féministe Louise Weiss, faite d'une multitude de points blancs. Elle est liée à Saverne depuis qu'elle a fait don au musée, abrité dans le château, de ses collections historiques. Car la démarche artistique impose de peindre un sujet en rapport avec les lieux.
 
Autre oeuvre, autre sujet : ici, un chat malicieux.
Autre oeuvre, autre sujet : ici, un chat malicieux. © Cécile Poure, France Télévisions

Le duo Capitaine Bowie, qui officie principalement à Strasbourg, est aussi de la partie. "C'est chouette parce qu'on est dans un château. Parce que les visiteurs n'ont pas forcément l'habitude de voir des gens grapher. C'est important de faire ça ici pour l'ouverture d'esprit, je pense."

Un moyen comme un autre de soutenir le secteur culturel. Et de changer les habitudes des touristes de passage au château. La municipalité, se posant en mécène, a immortalisé sur sa page Facebook les huit oeuvres (visibles ci-dessous). 
 
Il faudra vite en profiter, car laissées à l'air libre, ces oeuvres auront à souffrir des intempéries. Elles auront disparu dans un an.
 
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