Sélestat : une cagnotte pour une jeune éleveuse de moutons, après l'incendie de sa bergerie

Après l'incendie de la bergerie de Virginie Ebner ce 8 novembre en fin d'après-midi à Sélestat, les agriculteurs du secteur ont immédiatement décidé de lui venir en aide. Le syndicat des Jeunes agriculteurs du canton choisissant même de mettre en place une cagnotte solidaire sur la toile. 
Virginie Ebner possède 350 brebis à Sélestat
Virginie Ebner possède 350 brebis à Sélestat © Virginie Ebner
Les jeunes agriculteurs du secteur de Sélestat n'ont pas mis longtemps pour se décider. Une semaine après l'incendie qui a détruit la bergerie de Virginie Ebner, la présidente de ce syndicat, Johanna Trau, mettait en ligne une cagnotte destinée à venir en aide à l'une des dernières éleveuses du secteur. Ce qui n'avait jamais été fait jusqu'à présent, la solidarité paysanne préférant davantage s'exercer dans le monde réel qu'en mode virtuel.

"C'est une toute nouvelle expérience pour nous, me confie Johanna Trau. Nous avons choisi ce mode de soutien afin de permettre à tout le monde de faire un don dans la mesure de ses moyens. L'important n'est pas l'objectif financier, mais de permettre d'aider Virginie à la hauteur des moyens de chacun, pour que cette exploitation, l'une des toutes dernières située à la périphérie immédiate de la ville et qui abrite un élevage, puisse continuer à vivre."

Un beau cadeau de Noël

"L'argent récolté, continue Johanna, permettra à Virginie d'alléger ses factures et de sécuriser sa ferme" en installant des clôtures sur les 3 hectares et demi de l'exploitation pour éviter que ne se renouvelle la triste mésaventure qui vient de la frapper. Pour Virginie, cette cagnotte représente "un bonus, une bouffée d'oxygène" et elle remercie toutes les personnes qui pourront lui venir en aide. Certes, les assurances prennent en charge l'ensemble des dégâts liés à l'incendie, mais le prochain agnelage a déjà nécessité l'installation d'un bâtiment provisoire, un chapiteau, afin d'accueillir les 500 brebis de Virginie.

D'ici la mi-janvier, elles donneront naissance à près de 700 agneaux. Sans bénéficier d'un couchage au sec, la vie de ces bébés mouton aurait pu rapidement tourner au vinaigre.Virginie, qui est aussi une jeune maman, n'est toute fois pas au bout de ses dépenses. L'incendie ayant détruit les systèmes d'alimentation de sa bergerie, en eau, en granulés et en foin pour ses protégées, elle devra rapidement les remplacer. Elle ne souhaite pas connaître le montant de la cagnotte, préférant attendre qu'elle soit clôturée pour avoir la surprise. Il n'y aura sans doute pas de plus beau cadeau de Noël pour elle.
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