Affaire Françoise Hohmann : Jean-Marc Reiser acquitté en 2001, deux nouvelles informations judiciaires ouvertes

Le procureur de la République de Strasbourg l'a annoncé ce lundi 3 février. Deux informations judiciaires pour séquestration arbitraire et recel de cadavre sont ouvertes dans l'affaire Françoise Hohmann, disparue en septembre 1987 et pour laquelle Jean-Marc Reiser avait été acquitté en 2001.

Françoise Hohmann, disparue en 1987 à l'âge de 23 ans
Françoise Hohmann, disparue en 1987 à l'âge de 23 ans © France 3 Grand Est
La famille de Françoise Hohmann l'attendait depuis près de 20 ans. La réouverture de l'enquête concernant la disparition de leur fille de 23 ans en septembre 1987. Le procureur de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, l'a annoncé dans un communiqué. Il n'est évidemment pas possible de revenir sur l'acquittement du chef d'homicide volontaire de Jean-Marc Reiser prononcé par la cour d'assises du Bas-Rhin en 2001.
   

"Une merveilleuse nouvelle"

En revanche deux juges d'instruction sont saisis contre X du chef de sequestration arbitraire criminelle de Françoise Hohmann et de recel de cadavre. Deux informations judiciaires sont donc ouvertes "sur charges nouvelles" a indiqué le procureur de la République dans son communiqué. Un nouvel espoir pour la famille, né au moment de l'affaire Sophie Le Tan. Le principal suspect dans l'assassinat de cette jeune fille de 20 ans, dont le corps avait été retrouvé en octobre dernier dans la forêt de Rosheim, n'est autre que Jean-Marc Reiser, déjà mis en cause donc dans l'affaire Hohmann et acquitté faute de preuves.
 

L'émotion de la famille

"C'est une merveilleuse nouvelle, témoigne Fanny, la nièce de Françoise Hohmann, la voix encore tremblante d'émotion. Enfin, on va pouvoir avancer, on se sent enfin écouter. Cela ne va évidemment pas nous la ramener mais on attend que justice soit faite". Un procès donc pour connaître enfin la vérité sur cette disparition. "On est un peu soulagés, on se dit est-ce que c'est possible, c'est aussi la peur d'être déçus, c'est un mélange en fait, avec encore un espoir, on a juste envie d'être crus en fait. On a envie de savoir des choses, 30 ans après, nous aussi on a envie d'avoir une justice, on a envie d'un procès qui soit juste. C'est pas facile de le revivre, à l'époque le doute l'a emporté, personne ne nous croyait, on nous avait parlé de fugue concernant sa disparition," ajoute Isabelle Hohmann, la soeur de Françoise.
 

D'étranges similitudes

Pour rappel, en septembre 1987, Françoise Hohmann, alors représentante en commerce, se rend dans un immeuble du quartier d'Hautepierre et le dernier appartement qu'elle visite avant de disparaître est celui de Jean-Marc Reiser. Devant les similitudes présentées par les deux affaires, l'avocat de la famille Hohmann, maître Moser avait demandé la réouverture des investigations et a donc obtenu gain de cause. "Je suis infiniment heureux mais ce n'est qu'une bataille de gagner, ça n'est pas encore la guerre et je voudrais naturellement que les investigations à venir débouchent sur du concret, que nous sachions enfin qui a tué, fait disparaitre, fait du mal à la malheureuse Françoise Hohmann, voilà mon objectif", a réagi maître Moser.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société faits divers disparition affaire sophie le tan