Amende maximale pour la BNP Paribas et ses prêts toxiques : "Après 10 ans de procédure, c'est un soulagement"

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Écrit par Léna Romanowicz .

BNP Personal Finance, la filiale crédit de la premère banque française, a été condamnée à une amende maximale de 187.000 euros pour avoir commercialisé des prêts à haut risque. Les 2.300 emprunteurs constitués en partie civile se sont réjouient de la décision après 10 ans de procédure.

La filiale crédit de la banque BNP Paribas (connue sous le nom de Cetelem en France), a été condamnée ce 26 février à payer 187.500 euros, l'amende maximale, pour "pratique commerciale trompeuse" au détriment de quelque 4.600 emprunteurs. En 2008 et 2009, la banque avait dissimulé les risques liés à l'emprunt Helvet Immo, entraînant notamment de nombreux frontaliers à perdre de l'argent. 
 

"C'est comme une longue maladie qui s'arrête"

Libellé en francs suisses mais remboursable en euros, le prêt devient très vite difficile à rembourser après la crise financière de 2007 qui a vu chuter l'euro face à la devise helvète. Parmi les 2.300 emprunteurs constitués partie civile au procès, Léonard Pizzato, un Obernois à qui la banque a réclamé plus d'argent que ce qu'il avait emprunté : "On emprunte 220.000 euros, on en rembourse 177.000, et on nous en réclame 250.000 ! Vous avez déjà vu ça vous ?" s'exclame le père de famille.

Leur projet, c'était de nous essouffler.
Léonard Pizzato, emprunteur constitué partie civile.
 


187.000 euros d'amende

De la patience et beaucoup de résilience. Après toutes ces années de procédure, Léonard Pizzato a su prendre sur lui et se refuse de penser aux modalités financières. "On voulait juste que la banque soit condamnée et que ce cauchemar finisse. C'est comme une maladie qui s'arrête", poursuit-il plus que soulagé. Comme il le souligne, certaines personnes n'ont pas eu cette chance : "Leur projet, c'était de nous essouffler et certains emprunteurs étaient pris à la gorge. Ils devaient rembourser leur prêt immobilier et la banque n'a eu aucun état d'âme."
 
Comme le rappelle l'AFP, la banque a toujours réfuté toute pratique illégale et plaidé la relaxe. Les avocats n'ont pas indiqué s'ils comptaient faire appel, mais pour Léonard Pizzato, "s'ils font appel, ils vont se ridiculiser."
 
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