Attentat de Strasbourg : "un gros soulagement" pour les habitants du quartier où Cherif Chekatt a été tué

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Dans le quartier du Neudorf, où l'assaillant de l'hypercentre de Strasbourg a été tué, après deux jours de traque, les habitants respirent à nouveau. Pour les parents des enfants qui y sont scolarisés notamment, c'est "un gros soulagement".


 

Ils ont été choqués et effrayés, les habitants du Neudorf ces deux derniers jours et deux longues nuits de traque. Un tueur dans leur quartier... peut-être dans une maison voisine à la leur, là où dorment leurs enfants. Un stress difficile à expliquer, mais qu'ils ont du vivre et gérer. "On a entendu l'hélico touner toute la nuit. On s'est cloîtré, on a fermé toutes les fenêtres. Bien que l'école soit proche de la maison, mercredi j'ai gardé les enfants à la maison parce qu'on était sous le choc.
 
Papa soulagé après la neutralisation du terroriste

"On est soulagé parce que celui-là est hors d'état de nuire. On était aux premières loges, ça s'est passé sous nos fenêtres."

"Notre jeune fille au pair a assisté à la scène, elle est passée juste au moment où ils l'ont "topé". Elle est très choquée. Elle a mis du temps à réaliser d'ailleurs que c'est ça qu'elle avait vu. Mais c'est la vie, les forces de l'ordre ont fait leur travail et c'est essentiel."
 
"On était aux premières loges, ça s'est passé sous nos fenêtres"

"On est vraiment soulagé de la nouvelle, on est dans l'euphorie de l'arrêt de cette terreur, mais il y a eu le décès d'une personne. Il ne faut pas penser seulement à la libération, il faut penser aux familles des victimes et continuer à pleurer ces pertes."
 
"C'est la fin de cette terreur, mais il faut se souvenir des pertes subies"

Le quartier de Neudorf  et ses habitants vont essayer de reprendre le cours de leur vie. Ce vendredi matin, ils se disent soulagés, mais conscients que ces événements et heures dramatiques ne vont pas s'effacer comme ça, d'une seconde à l'autre. Comme le disait une des habitante, "celui-là est hors d'état de nuire", mais on sait qu'il n'est pas le seul à Strasbourg et en Alsace, reconnue comme foyer de plusieurs filières djihadistes.