Bas-Rhin : la voiture reine, le vélo à la traîne

Pendant dix ans, l’Observatoire de la mobilité de l’Agence de développement et d’urbanisme de l’agglomération strasbourgeoise (ADEUS) a compilé les habitudes de locomotion des habitants du Bas-Rhin. Voilà ses conclusions.

Par Vincent Ballester

« Strasbourg, capitale du vélo » : certes. Mais on ne peut étendre au département ce qui s’applique seulement à l’agglomération strasbourgeoise. C’est l’un des enseignements d’un rapport d’une dizaine de pages conçu par l’Observatoire de la mobilité de l’Agence de développement et d’urbanisme de l’agglomération strasbourgeoise (ADEUS pour les intimes). Ce qu’on y découvre peut surprendre.

Rapport ODD2017 Web by Aymeric Robert on Scribd


Le vélo à la traîne



Le vélo ? Au bas du classement ! Quasi ex-aequo avec la marche : ils constituent chacun 6% des modes de déplacement pour se rendre au travail. Au milieu : les transports en commun avec 13%. Le nombre de rames comme de trajets tend à augmenter, ce qui pourrait le faire évoluer.



La voiture trône au sommet : 71% des trajets vers le travail se font en voiture. Une voiture, les foyers du Bas-Rhin sont 82% à en posséder. Les habitants de l’Eurométropole semblent moins en avoir besoin, puis que seuls 71% d’entre eux affirment en détenir une. 

Un contraste au final pas si étonnant que cela. Si les Strasbourgeois prennent moins la voiture et plus le vélo, c'est juste que la capitale est beaucoup mieux équipée.  Sur les 900 kilomètres de piste cyclable dans le Bas-Rhin, 710 se trouvent dans l’Eurométropole.
Et ça augmente : +6% de pistes construites en 2016 à l’échelle de l’agglomération, 11%  à l’échelon départemental. On dénombre 1880 vélos par jour en moyenne sur les pistes de Strasbourg et de ses alentours.
Envie qu’on passe aux 2000 ? Cela ne tient qu’à vous : sortez donc votre vélo !



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