Coronavirus : la préfecture du Bas-Rhin veut limiter les rassemblements après 21h dans certaines zones

Face à l'évolution de l'épidémie de Covid-19, la préfète du Bas-Rhin souhaite interdire les rassemblement de plus de 10 personnes après 21h dans certains quartiers de Strasbourg, ainsi qu'à Schiltigheim et Illkirch. L'arrêté rendant obligatoire le port du masque est prolongé jusqu'au 15 octobre.

© DEZEMPTE Philippe/FTV
Le Bas-Rhin est en zone de circulation active du Covid-19 depuis le début du mois de septembre. Selon le dernier bilan de l'Agence régionale de santé (ARS), le département connaît 100 à 120 nouveaux cas par jour depuis 10 jours. Pour freiner cette augmentation, la préfecture a annoncé en conférence de presse, ce mardi 22 septembre, prendre un arrêté interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public après 21h dans certains quartiers de Strasbourg, et sur les communes de Schiltigheim et Illkirch. 

Seuls les rassemblements non déclarés sont concernés. Cette décision a été prise en accord avec les maires de ces trois villes, selon la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier. A Strasbourg, les quartiers concernés pourraient être les quais et certaines places qui concentrent beaucoup de monde, notamment le soir. L'arrêté devrait s'appliquer à partir de jeudi 24 septembre, jusqu'au 15 octobre. La préfète a par ailleurs prolongé l'arrêté rendant obligatoire le port du masque jusqu'au 15 octobre dans 12 communes, dont Strasbourg.

Pour les bars et restaurants, il n'est pas question pour le moment de réduire les horaires d'ouverture. La préfecture a cependant rappelé certaines règles à respecter : pas de consommation debout, respect des règles de distanciation entre les tables, pas de piste de danse et pas de groupes de plus de 10 personnes. "L'idée est de prendre des mesures proportionnées à la situation", a précisé Josiane Chevalier. "Mais si ces messages ne sont pas respectés, il y aura des mesures administratives individuelles"

Pas d'interdiction de visite dans les Ehpad

Actuellement, le plus gros taux d'incidence du virus concerne les jeunes entre 18 et 30 ans, il s'élève à 206 cas nouveaux cas pour 100.000 personnes dans cette tranche d'âge. Selon l'ARS, cette augmentation coïncide avec la rentrée universitaire, il y a beaucoup de nouveaux cas asymptomatiques chez les jeunes, ce qui les rend donc difficile à détecter. "Il ne faut pas les stigmatiser pour autant", a nuancé l'ARS qui affirme être en capacité de tester 4.000 personne par jour.

En ce qui concerne les plus fragiles, les personnes âgées et handicapées, l'ARS et la préfecture affirment qu'un suivi quotidien est assuré et qu'il n'y a plus aucun cluster en Ehpad dans le département depuis début juillet. Pour protéger au mieux les personnes âgées, Josiane Chevalier compte sur le personnel en Ehpad pour communiquer au mieux avec les familles sur les gestes barrières dans le but d'éviter l'interdiction des visites. Pour les personnes âgées indépendantes, elle envisage de leur réserver des créneaux horaires dans les supermarchés pour leur éviter de croiser trop de monde. 

Enfin, les règles évoluent dans l’enseignement primaire, conformément aux mesures prises sur le plan national. Un cas avéré dans une classe du 1er degré n’implique plus que tous les élèves soient considérés comme des contacts à risque. Il faudra désormais trois cas avérés dans une classe. 
 
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