Déconfinement - Coronavirus : que faire en cas de symptômes à compter du 11 mai dans le Bas-Rhin ?

Au lendemain de l’annonce du plan de déconfinement présenté par Edouard Philippe, Josiane Chevalier, la préfète du Bas-Rhin a décliné ce vendredi 8 mai le dispositif de prise en charge et de dépistage des malades atteints du covid19 et des personnes contact à partir du lundi 11 mai 2020.
 

Une infirmière effectuant un test nasal PCR en drive
Une infirmière effectuant un test nasal PCR en drive © Jean-François Frey/Maxppp
Après 8 semaines d’incertitudes, de doutes et d’atermoiements, la levée progressive du confinement est en vue. Le lundi 11 mai 2020, bien qu’en rouge sur la carte, le Bas-Rhin entamera son déconfinement.

"Nous sommes prêts" a martelé ce vendredi 8 mai 2020  Josiane Chevalier, la préfète du Bas-Rhin, tout en insistant sur la nécessité impérieuse de respecter les gestes barrières. Point crucial de ce déconfinement : identifier et isoler les personnes potentiellement malades et contagieuses, afin de casser les chaînes de contamination.

Nous sommes prêts pour le 11 mai
- Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin-

Que faire en cas de symptômes du coronavirus?

Comme pendant la période de confinement, les personnes qui présentent des symptômes évocateurs du covid19 ( fièvre, toux, difficultés respiratoires, perte d'odorat ou de goût, troubles digestifs) doivent immédiatement consulter leur médecin traitant. "La médecine de ville reste le premier maillon du dispositif de soin", précise Adeline Jenner, déléguée territoriale de l’Agence Régionale de Santé

Le médecin traitant prescrit une ordonnance pour que le patient aille se faire tester, sur rendez-vous, dans un laboratoire de la ville. Il prescrit un test virologiques PCR (réaction en chaîne par polymérase). Ce test met en évidence la présence ou non du nouveau Coronavirus dans un prélèvement nasopharyngé. 

Le médecin de ville reste le premier maillon du dispositif de soin
- Adeline Jenner, déléguée territoriale de l'ARS -


Si le test est positif, une nouvelle consultation a lieu avec le médecin traitant qui définit le protocole de prise en charge. A compter du lundi 11 mai, chaque médecin généraliste qui a pris en charge un malade du covid19 va recenser avec lui l’ensemble des personnes avec lesquelles il a été en contact (son foyer d'abord et au-delà s'il le peut) et qui, selon la nature du contact, pourraient avoir contracté le virus.

Le médecin généraliste saisit dans un système d’information spécifique et sécurisé créé par l’Assurance Maladie le nom et les coordonnées de toutes les personnes identifiées. L'Assurance Maladie prend ensuite automatiquement le relais.

La CPAM recence les personnes contacts

La CPAM joint par téléphone le patient pour identifier avec lui les personnes avec lesquelles il a été en contact au cours des dernières 48 heures. Chacune de ces personnes sera ensuite contactée pour être informée d'une hypothétique et potentielle contamination. Si le patient a donné son accord, la personne contact saura qui est à l'origine de cette éventuelle contamination.

L'Assurance Maladie leur indique les consignes sanitaires à suivre : un confinement de 14 jours et un test de dépistage à réaliser dans la limite des 7 jours qui suivent l’exposition au virus, pris en charge à 100%. Par-ailleurs, il leur est fortement recommandé d'aller en pharmacie chercher des masques, eux-aussi 100% pris en charge. Si ces personnes contact n'ont pas de médecin traitant, l'Assurance Maladie les redirigera vers l'un des 1.200 médecins libéraux identifiés sur le département, en capacité d'accueillir de nouveaux patients.

Pour réaliser ce "tracing", la CPAM du Bas-Rhin mobilise en première intention 200 personnes (salariés de la CPAM, du Service médical local ou régional, de la CARSAT Alsace-Moselle). Organisées en plateforme, elles commenceront leur activité dès le lundi 11 mai. Elles seront opérationnelles 7 jours sur 7 et fonctionneront de 8h à 19h. 

Où se faire tester? 

En dehors des test réalisés dans les établissements hospitaliers, le dispositif de dépistage du Bas-Rhin s'appuie d'abord sur 73 laboratoires de biologie privés qui se sont organisés pour réaliser ces tests sur site, en drive ou en équipes mobiles. 

Le Parlement européen abrite désormais un centre de prélèvement, chargé de prendre en charge les personnes contacts sans symptômes grâce à la collaboration des quatre groupes de laboratoires privés du département. 21 boxs sont déjà installés, 2 000 personnes pourront être testées chaque jour. à partir de 8h ce lundi 11 mai 2020. Si les besoins de l'épidémie le nécessitent, cette capacité peut être élargie.

 



Troisième et dernier pilier du dispositif de dépistage : le laboratoire vétérinaire du Conseil départemental du Bas-Rhin. Il renforce la capacité d’analyse des prélèvements réalisés en Ehpad.

Au total, 8.174 tests pourront être réalisés chaque jour sur l'ensemble du Bas-Rhin (4.600 pour le Haut-Rhin).


L'isolement des personnes positives et de leurs contacts

Il s'agit d'une mesure de mise à l'abri, en rien d'une sanction. Toute personne testée positive sera mise à l'isolement tant que les symptômes perdurent. Chacun de ses contacts, après identification, prise de contact et test, devra respecter une quatorzaine préventive.

Des plateformes, pilotées par l’ARS, seront chargées du suivi de ces patients. Ceux-ci seront appelés quotidiennement pendant 14 jours pour s'assurer de leur état de santé et du respect des mesures d’isolement.

En cas d'impossibilité de rester confiné chez soi, deux hôtels ont été identifiés dans l’agglomération strasbourgeoise et pourront être mobilisés en fonction des besoins, à compter du lundi 11 mai. 

La Préfecture du  Haut-Rhin précisera son dispositif lors d'une conférence de presse prévue samedi 9 mai.
 
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