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GCO : une réunion pour rien?

La « réunion exceptionnelle », qui s’est tenue en fin d’après-midi, à l’Eurométropole a rapidement pris la forme d’un simple point d’étape entre les élus et les représentants de l’Etat qui ont réaffirmé la mise en service du GCO en 2020.
Vue virtuelle du GCO.
Vue virtuelle du GCO. © Document Remis
Pas de vote, ni de réelle avancée. Robert Hermann, le président de la collectivité, annonce la couleur en introduction. «C’est une discussion sur le fond, pas pour ou contre le GCO.»

Les Pro-GCO pas rassurés

A ses côtés, Yves Séguy, secrétaire général de la préfecture, reprend le calendrier des procédures en cours et à venir, en rappelant l’engagement de la ministre des Transports. «Le gouvernement a décidé de mener à terme cette infrastructure (…) qui devra se réaliser.» Il a beau confirmer les délais, la mise en en service à l’automne 2020, les Pro-GCO ne sont pas pour autant rassurés.  «La déclaration d’utilité publique sera-t-elle prolongée ? Et si l’avis de la CNPN était encore négatif ? (…) Et les ZADistes ? », s’inquiète Jean-Philippe Maurer, conseiller municipal LR de Strasbourg. Le représentant de l’Etat reprend point par point, avec précision.  L’avis de la CNPN ? Consultatif. Les Zadistes ? Il y a l’Etat de droit.



Au-delà du calendrier, Yves Buhr, maire LR de Lingolsheim, lui, a d’autres interrogations. «Quel rôle l’Etat entend il jouer ? Nous avons besoin d’un plan Marshall de la mobilité.» Yves Séguy réaffirme une nouvelle fois la volonté du préfet d'accompagner les acteurs locaux, sans convaincre Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg, en charge de la circulation. «Je crains fort, moi, un désengagement massif de l’Etat des transports.» Le président de l’Eurométropole, Robert Herrmann confirme un peu plus tard, au journal de France 3 qu’une «réflexion est en cours pour un  Grenelle des mobilités avec des efforts financiers de la part de l’Etat.»

Investissements avant le GCO

Quel que soit le bord politique, tous sont d’accord sur un point : le manque de volonté politique pendant près de quarante ans. Pour le reste, chacun campe sur ses positions. «Le GCO n’est pas hélas la bonne solution (…) réduisant le trafic que de 15 à 20% (…) Nous demandons des investissements majeurs –avant- le GCO», martèle Paul Meyer, conseiller eurométropolitain PS (Ville de Strasbourg). Boulevard urbain, mur anti-bruit, covoiturage, écotaxe, transports collectifs… Les propositions des élus se multiplient pour fluidifier le trafic et faire baisser la pollution. Des propositions mais aucune annonce.

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