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Plan social chez Punch: les salariés de Wisches dénoncent des négociations au point mort avec la direction

Les salariés de l'usine Punch rassemblés devant le siège de l'équipementier belge à Strasbourg. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace
Les salariés de l'usine Punch rassemblés devant le siège de l'équipementier belge à Strasbourg. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace

Les salariés du centre logistique de Punch à Wisches (Bas-Rhin) bloquent depuis deux jours les accès au site pour protester contre le plan social mis en place par la direction. Ce mercredi 17 avril, ils ont aussi décidé d'organiser une opération escargot jusqu’à Strasbourg.

 

Par Marie Coulon

Ils sont passés à la vitesse… inférieure. Les salariés du groupe Punch basé à Wisches (Bas-Rhin) ont décidé de lever le pied en organisant une opération escargot ce mercredi 17 avril au matin pour rallier Strasbourg et le siège de Punch Powerglide, une autre entité de l'équipementier belge. Concernés par un plan social qui prévoit la suppression de 47 emplois sur 52 sur le site wischois, annoncé il y a plus d'un mois, ils dénoncent des négociations au point mort avec la direction. Au centre des discussions, entre autres revendications, la prime supralégale, indemnité supérieure à ce qui est prévu par le code du travail.

"On part du principe que tout ne repose pas sur l’indemnité supralégale mais on ne peut pas négliger cette mesure dans le sens où elle va être déterminante pour la négociation de  l’ensemble de toutes les mesures. Les salariés sont dans l’attente et veulent que l’entreprise se positionne clairement", avance Cyril Epp, délégué syndical cgt. Autre point de blocage, le reclassement de 25 salariés sur 46, amenés à intégrer le site strasbourgeois du groupe mais avec des fonctions différentes.

"On propose 25 postes d’agents de fabrication sur le site de Strasbourg sachant que l’activité logistique de Wisches réintègre aussi Strasbourg. Les salariés de Wisches, spécialisés dans la logistique, ont été formés, ils sont compétents et on ne leur propose même pas de poursuivre leur activité sur Strasbourg. Même la Direccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) s’en étonne. Mais aujourd’hui, on a une direction qui reste fermée, déplore encore le syndicaliste qui le répète, nous sommes déterminés à nous faire entendre".
 

Mobilisation dans la mobilisation 

Cela fait déjà deux jours que les "Punch" sont mobilisés. Mardi 16 avril ils ont entrepris de bloquer le parking et les accès du site et ce, jusqu'à nouvel ordre. L'action, qui empêche l'entrée et la sortie des camions et marchandises, a été décidée dans la foulée d'une nouvelle réunion de négociations relative au plan de sauvegarde de l'emploi.
 
En grève, les salariés de Punch occupent le parking de l'usine wischoise et bloquent son accès. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace
En grève, les salariés de Punch occupent le parking de l'usine wischoise et bloquent son accès. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace

Des négociations tendues qui devraient prendre fin le 10 mai 2019. Une course contre la montre lancée pour les salariés qui entendent accentuer plus encore la pression. L’intersyndicale évoque déjà des actions coup de poing dans la vallée de Schirmeck les 17 et 18 avril pour attirer l'attention des élus.
 
En grève, les salariés de Punch occupent le parking de l'usine wischoise et bloquent son accès. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace
En grève, les salariés de Punch occupent le parking de l'usine wischoise et bloquent son accès. / © Christian Laemmel / France 3 Alsace

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