REPORTAGE. Au marché de Noël de Strasbourg, la grève à la SNCF n'a pas eu d’impact

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Écrit par Claire Peyrot .

Avec seulement un TGV sur 3 annoncé dans l’est de la France pour le premier week-end de décembre, la grève à la SNCF avait de quoi inquiéter les commerçants des marchés de Noël. Mais la plupart des trains ont circulé, et à Strasbourg, c’était la foule des grands jours ce dimanche 4 décembre.

"La grève à la SNCF ? Ah non, on n’a absolument rien ressenti !" A l’entrée du marché de Noël de la place Broglie, dans son « chalet gourmand », Jean-Paul Oliero vend toutes sortes de confiseries depuis 1997. Et il n’a constaté aucune baisse de fréquentation pour la journée du samedi 3 décembre. Au contraire. "C’était même très chargé" précise le commerçant. "Heureusement que les allées ont été élargies", sourit-il.

En effet, malgré les 4 degrés ambiants et la fine pluie qui commence à tomber, c’est la foule des grands week-ends au centre-ville. Aux tables à manger installées devant l’hôtel de ville, les places sont chères. Flambées sur baguette ou vins chauds n’ont pas le temps de refroidir avant d’être engloutis.

À chaque coin des marchés de Noël, ça parle allemand, anglais ou italien. Les touristes sont bel et bien là. Venus en force de toute l’Europe ou de toute la France. "On a mis une intention particulière sur les trains pour les marchés de Noël" nous précise la SNCF. Autrement dit, les équipes ont été redistribuées pour assurer la circulation des TGV à destination et en provenance de Strasbourg notamment. 85% de trains ont pu être maintenus, loin de la prévision des deux tiers de suppressions.

Place Kléber, Sassi Ben Mourdi s’affaire pour recharger son stand de gaufres, et il n’a "pas trop de temps de vous parler". Mais ce que peut nous dire le représentant des forains d’Alsace, c’est qu’il a fait "un samedi exceptionnel" qu’il ne "s’attendait pas à voir autant de monde".

La grève a été beaucoup moins impactante que ce qu’on craignait

Gwenn Bauer

Président des vitrines de Strasbourg

Entre deux places de marché, c’est la même affluence dans les rues strasbourgeoises. "La grève a été beaucoup moins impactante que ce qu’on craignait" confirme le président des vitrines de Strasbourg. Gwenn Bauer, qui est également commerçant, a constaté qu’il y avait beaucoup de monde samedi, et notamment "des locaux, que je n’ai pas forcément l’habitude de voir à cette période. Ils se sont peut-être dit que c’était le moment de venir parce qu’il y aurait moins de monde avec la grève" suppose-t-il.

Des clients remplaçants donc. Même constat dans les hôtels. "En milieu de semaine, on a enregistré environ 10% d’annulations" relate Véronique Siegel, qui gère le Best Western Monopole Métropole près de la gare, "mais les chambres ont rapidement été relouées par des réservations de dernière minute" poursuit la présidente de l’UMIH 67 (Groupement des hôteliers, restaurateurs et débitants de boissons du Bas-Rhin).

Nouveaux préavis en décembre

Côté train, la SNCF annonce un total retour à la normale pour le lundi 5 décembre. Jusqu’à la prochaine. Les chefs de bords restent mobilisés pour obtenir "une meilleure reconnaissance de leur statut, et une augmentation de salaire et un statut similaire à celui des conducteurs de train."

Un appel à la grève a été lancé pour le mercredi 7 décembre, jour des négociations annuelles obligatoires (NAO). Les contrôleurs ont déposé des nouveaux préavis pour les week-ends de Noël et du Nouvel an, période de grande affluence dans les transports. Menace qui n’effraie pas le ministre des Transports, Clément Beaune. "Je ne me résous pas à ce que les choses soient écrites", a-t-il déclaré, en appelant à la "responsabilité collective".

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