Strasbourg : le campement de réfugiés du Neuhof évacué

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Huit familles de réfugiés macédoniens et serbes ont été évacuées par les forces de l'ordre ce matin dans le quartier du Neuhof à Strasbourg. L'opération s'est passée dans le calme. Les demandeurs d'asile ont été installés dans un gymnase avant de se voir proposer des solutions d'hébergement.

Voilà une semaine que des tentes avaient poussé sur un bout de trottoir de la rue des canonniers, dans le quartier du Neuhof à Strasbourg. Tôt ce matin, les forces de l'ordre sont intervenues pour évacuer le campement. Les opérations ont eu lieu dans le calme, sous les yeux des habitants du quartier étonnés de voir un tel déploiement de force. Selon leurs dires, le campement ne posait pas de problème de voisinage.

Gérard Baumgart fait partie d'un collectif de riverains qui depuis une semaine venait en aide à ces familles de réfugiés. Il exprime son indignation face au "déménagement" de ces familles et déplore que les habitants n'en aient pas été informés.


Les réfugiés, parmi lesquels une personne handicapée, 17 enfants dont une mineure enceinte et un bébé, ont dans un premier temps été relogées dans un gymnase proche du lieu du campement, non loin du stade de la Meinau. Ils y ont resté le temps que la municipalité et les services sociaux trouvent des solutions d'hébergement adaptées notamment aux familles nombreuses. Ce soir, la préfecture du Bas-Rhin annonce que toutes les familles ont été prises en charge dans un centre dh'ébergement et n'occupent plus le gymnase.

Il va maintenant s'agir d'examiner la situation administrative et les demandes d'asile politique de ces réfugiés macédoniens et serbes, ainsi que l'explique Marie-Dominique Dreyssé, adjointe (EELV) au maire de Strasbourg en charge des politiques de solidarité :


Les habitants qui soutenaient les familles se seraient vu interdire l'accès au gymnase dans lequel elles ont été prises en charge. Gérard Baumgart ne comprend pas cette interdiction et attend maintenant que les pouvoirs publics proposent des logements "dignes" à ces réfugiés.