Strasbourg : des enseignants du collège Lezay-Marnésia se mobilisent pour deux collégiens à la rue avec leur famille

Depuis plus de deux ans, l'association "un toit pour nos élèves" qui réunit une dizaine d'enseignants du collège Lezay-Marnésia de Strasbourg se mobilise pour certains de leurs élèves dont les familles sont à la rue. Cette fois, ce sont deux collègiens qui dorment dehors avec leur famille.

Deux des enseignants de l'association "un toit pour nos élèves" devant le collège Lezay-Marnésia de Strasbourg
Deux des enseignants de l'association "un toit pour nos élèves" devant le collège Lezay-Marnésia de Strasbourg © Agathe Bertrand

Ils n'en sont pas à leur coup d'essai. Une dizaine d'enseignants du collège Lezay-Marnésia de Strasbourg réunis en association depuis plus de deux ans se mobilisent à nouveau. Ils se battent pour que certains de leurs élèves, qui dorment dans la rue avec leur famille, retrouvent un toit. Cette fois, c'est une famille albanaise avec quatre enfants qui dort dehors depuis le début du mois de mai.

"Nous avons les deux aînés qui sont scolarisés chez nous en 6e et en 5e, explique Agathe Bertrand, enseignante dans le collège et membre de l'association "un toit pour nos élèves". Les deux autres sont en maternelle et en CM1. La demande de droit d'asile des parents a été déboutée et comme à chaque fois dans ce cas là, ils sont expulsés de leur logement. Nous leur venons en aide au niveau alimentaire mais nous n'avons pas de ressources financières pour les loger", regrette la jeune femme.

La famille vit pour l'instant dans le quartier gare de la ville, sous tente, ce qui n'est évidemment pas une solution avec quatre enfants aussi petits. Alors l'association a contacté la ville, qui n'a pas donné de réponse pour l'instant. Les enseignants utilisent aussi les réseaux sociaux pour alerter et faire jouer les solidarités.

 

 

L'association s'est montée en décembre 2018 quand les enseignants du collège ont découvert que trois de leurs élèves dormaient dans des voitures depuis de longues semaines. Depuis, "un toit pour nos élèves" a permis à plusieurs familles de trouver des solutions de relogement. 

 

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