Strasbourg : écologie, démocratie locale, numérique et budget, les ambitions de la garde rapprochée de Barseghian

A quoi ressemblent les 19 adjoints de la toute nouvelle maire de Strasbourg Jeanne Barseghian ? Beaucoup de novices en politique et de citoyens militants, souvent des inconnus du grand public... Quatre d'entre eux présentent leurs ambitions.

Les adjointes et adjoints de Jeanne Barseghian ont pris place à ses côtés le 4 juillet lors du conseil municipal d'installation.
Les adjointes et adjoints de Jeanne Barseghian ont pris place à ses côtés le 4 juillet lors du conseil municipal d'installation. © Ville de Strasbourg
Du numérique au budget, en passant par la démocratie locale et la transformation écologique, beaucoup de visages méconnus parmi la garde rapprochée de la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian. Les 19 adjoints de la nouvelle équipe municipale prendront bientôt place dans les locaux du centre administratif de l'Eurométropole. Premier changement, et non des moindres, le passage du neuvième au premier étage "pour être plus proche des gens"(voir la carte). Qu'ils soient aux affaires pour la première fois ou non, voici les ambitions de quatre d'entre eux. 
  

"Le premier adjoint est un adjoint comme les autres"

Syamak Agha Babaei est loin d'être un novice. À 42 ans, le premier adjoint en charge des finances et des achats publics a servi le parti socialiste pendant 15 ans. Ce médecin urgentiste est à l'origine du club de réflexion "Le labo citoyen" dont une dizaine de membres ont intégré la liste écologiste de Jeanne Barseghian. Il met un point d'honneur à ce que la collégialité, terme employé par la nouvelle maire lors de l'annonce d'une gouvernance partagée avec les élus de la liste menée par Catherine Trautmann (PS), soit respectée. "D’abord, le premier adjoint est un adjoint comme les autres, c’est ce qui va changer, sans avantage particulier avec une délégation bien précise. Il s’agit de respecter le partage du pouvoir entre tous, sur la base de dialogues et de concertations. Alors il faudra par moment de la verticalité pour les prises de décision, mais c'est ce processus de dialogue qu’on souhaite insuffler à Strasbourg", a-t-il déclaré. Pendant ce mandat, le premier adjoint compte suivre ses convictions : l'écologie, l'égalité et la justice sociale et la démocratie, "trois questions inséparables."

"J’ai pleinement envie de prendre part à cette équipe"

Les clivages semblent avoir été dépassés avec l'arrivée de l'adjointe chargée du numérique, Céline Geissmann, issue de la liste socialiste de Catherine Trautmann. À 27 ans, la jeune colistière a milité aux Jeunes européens en tant que vice-présidente. "Un électeur sur quatre a voté pour notre liste (PS) lors des dernières élections et on a la responsabilité de porter notre projet. J’ai pleinement envie de prendre part à cette équipe dans une vision qui allie transition écologique et justice sociale", a indiqué Céline Geissmann. S'unir, même dans la diversité, c'est l'ambition de l'élue. Sa mission vise notamment à "réduire la fracture numérique", un sujet "éminemment social" selon elle. "Tout le monde a besoin du numérique dans notre société, mon objectif c’est de réduire cette fracture, que ce soit par l’accès au numérique, par les moyens matériels, et par la connaissance pour que tout le monde puisse s’en servir."

"Notre ambition c’est que Strasbourg devienne un bouclier végétal"

À 59 ans, Marc Hoffsess est élu pour la première fois. Chargé de la transformation écologique du territoire et de l'économie sociale et solidaire, l'ancien directeur du Parc régional des Vosges du Nord aura notamment pour mission de promouvoir l'engagement écologique auprès des Strasbourgeois. Outre la mobilisation des associations et des quartiers dans "la recherche de solutions", les électeurs attendent des choses concrètes, et parmi elles, "la végétalisation, les agricultures urbaines, les potagers collectifs. Sans parler de facilitation du vélo, pour qu’on sorte d’un usage de loisir vers une solution de transport pour les communes de la première couronner voire de la deuxième couronne." Mais les premiers résultats risquent de se faire attendre, ils sont prévus pour la fin du mandat, "d'ici 2026", lance Marc Hoffsess, pour qui la municipalité a "besoin de temps pour travailler. Il faut que les Strasbourgeois aient senti la transformation et les nouvelles solutions. C’est engager Strasbourg dans la voie du changement climatique." 

"L'objectif maintenant, c'est que les personnes soient entendues"

Le thème de la démocratie locale, des initiatives et de la participation citoyennes est pris en charge par une jeune juriste de 24 ans, Carole Ziélinski, proche du milieu associatif. Alors que l'abstention a atteint 63,34% lors du second tour des municipales, son rôle est de redorer le blason de la démocratie, qui a pris un sacré coup le 28 juin. "On écoute les gens mais on ne les entend pas. L’objectif maintenant, c’est que les personnes soient entendues et que toutes prises de parole soient prises en compte par la suite dans les décisions finales" annonce Carole Ziélinski. Elle souhaite notamment donner la parole aux citoyens tout au long de l'année pour garder un lien étroit avec leur ville. Elle compte sur les associations de quartier, où l'on trouve "un vivier de personnes qui ont envie de participer à la construction de la ville."

 
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