Strasbourg-Kehl : des contrôles de la police, des bouchons, mais "la frontière n'est pas fermée"

Mercredi 27 janvier, depuis 10h environ, des contrôles de la police fédérale allemande ont lieu à Kehl, juste après le pont de l'Europe dans le sens Strasbourg vers Kehl. La police est chargée de voir si les automobilistes appliquent correctement les règles liées au coronavirus.

Contrôles à Kehl, le 27 janvier 2021
Contrôles à Kehl, le 27 janvier 2021 © Florence Grandon. FranceTélévisions.

Des bouchons depuis mercredi matin pour tous ceux qui souhaitent ce rendre à Kehl. L'image n'est pas inédite, mais le mode opératoire rappelle mars 2020, quand l'Allemagne avait fermé ses frontières et n'autorisait l'entrée sur son territoire qu'aux transports de marchandises et aux travailleurs frontaliers.

La situation est un peu différente cette fois. "La frontière n'est pas fermée", rappelle Dieter Hutt, porte-parole de la police fédérale à Offenbourg. "Depuis le 2 novembre 2020, la police fédérale soutient l'effort des Länder dans l'application de leurs règlements liés à la pandémie de coronavirus. Nous faisons des contrôles inopinées, parfois à Kehl, à Iffezheim, Gambsheim ou Neuried, pendant une heure ou un peu plus. Rien de plus. Nous n'avons pas de nouvelles directives autres que ce que nous appliquons depuis le 2 novembre."

Déplacement pour "raison impérieuse"

L'entrée en Allemagne est de fait soumise à restrictions. Ne sont autorisés que les déplacements pour "raisons impérieuses", à savoir la visite de parents proches (au premier degré), un rendez-vous médical, des allers-retours liés à une activité professionnelle, le soin de personnes vulnérables ou la garde alternée d'un enfant, par exemple.

A l'entrée de Kehl, le 27 janvier 2021
A l'entrée de Kehl, le 27 janvier 2021 © Florence Grandon. FranceTélévisions.

"Tout contrevenant doit nous remettre une pièce d'identité et nous en informons la direction sanitaire du Land [Gesundheitsamt], et c'est cet organisme qui est chargé d'établir ou non l'amende. Nous ne pouvons pas le faire nous, policiers", explique Dieter Hutt, "nous ne pouvons même pas obliger les automobilistes à faire demi-tour. Nous leur expliquons juste le règlement, et bien souvent, d'eux-mêmes, ils font demi-tour."

 

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