Strasbourg : Mademoiselle, le cocktail nom de code pour les femmes en cas de danger dans les bars

C'est un cocktail qui n'en est pas un. Désormais si une femme se sent en danger dans certains bars de Strasbourg, elle pourra commander un Mademoiselle. Et donc être prise en charge par le personnel en toute discrétion.

En cas de sentiment d'insécurité, dans certains bars de Strasbourg, une femme peut désormais commander un Mademoiselle, une manière discrète d'avertir le personnel
En cas de sentiment d'insécurité, dans certains bars de Strasbourg, une femme peut désormais commander un Mademoiselle, une manière discrète d'avertir le personnel © Christian Lutz / DNA/ MaxPPP
Depuis quelques temps fleurit dans certains bars de Strasbourg ce type d'affiche.
 
L'idée est simple. Si une femme se sent en danger ou assiste à un comportement déviant de la part d'autrui, elle peut, en toute discrétion demander au bar un Mademoiselle. Le personnel comprend alors qu'il y a un souci et vient en aide à la femme d'une manière ou d'une autre. "C'est un système qui existe déjà dans d'autres pays. Au Royaume-Uni par exemple, il a été baptisé Angela", (au Quebec c'est l'Angelot, NDLR), explique Lisa Weissenbach, à l'origine de cette initiative avec son association étudiante Mad'EMoiselle.
 

La sécurisation de l'espace public

Lisa est en deuxième année de Bachelor à l'école de management de Strasbourg. Avec trois de ses camarades, elle a monté cette association à la rentrée dernière. "Notre objectif principal, c'est vraiment d'assurer la sécurisation de l'espace public à Strasbourg pour les femmes, notamment la nuit. Selon un sondage IFOP, huit femmes sur dix ont déjà été victime d'agressions dans la rue. C'est ce chiffre préoccupant qui nous a poussé à monter cette association", précise la jeune femme.
 

Un accueil très favorable des établissements

Pour l'heure, une dizaine d'établissements de nuit a déjà répondu favorablement aux sollicitations de l'association. "Nous aposons alors une affiche dans les toilettes et un macaron sur la porte. Nous avons été surprises par un accueil très favorable pour l'instant des gens que nous avons contactés. Nous n'en sommes qu'au début et nous espérons vraiment une généralisation de ce concept", ajoute Lisa. Une soirée de lancement est prévue en mars au Barberousse à Strasbourg. 
 
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