Strasbourg: les étudiants votent pour la poursuite du blocage de l'université

L'assemblée générale des étudiants strasbourgeois votent "oui" à la poursuite du mouvement / © Vincent Ballester
L'assemblée générale des étudiants strasbourgeois votent "oui" à la poursuite du mouvement / © Vincent Ballester

Environ 400 étudiants strasbourgeois se sont rassemblés ce mardi matin pour une nouvelle assemblée générale devant le bâtiment du Portique. Ils ont voté la poursuite du blocage de l'université. Le Patio, le Nouveau Patio, l'Escarpe et le Portique: 4 bâtiments sont déjà bloqués.

Par Astrid Servent

Réunis en assemblée générale ce matin devant le Portique, les étudiants ont voté la poursuite du mouvement.  Ils bloquent déjà une partie des bâtiments de l'Université de Strasbourg : le Patio, le Nouveau Patio, l'Escarpe et le Portique. C'est d'ailleurs devant ce dernier bâtiment qu'environ 400 étudiants se sont réunis en assemblée générale ce mardi matin.

Lors de cette assemblée générale, l'UNI a tenté de démonter une barricade pendant le vote. 

Comme lors des assemblées générales précédentes, la prise de parole spontanée était vivement recommandée. Les opposants au blocage étaient également invités à s'exprimer. Les revendications tournaient autour des frais universitaires sans plafond, des coupes budgétaires et de la sélection. Certains professeurs suivaient de près cette réunion et prennent eux aussi la parole pour essayer de raisonner les étudiants.

Les prises de parole partent un peu dans tous les sens. Un étudiant, minoritaire, estime "qu'on ne va pas assez loin en bloquant les universités. Il faudrait bloquer les mairies et même l'Élysée!" Certains évoquent le terme de "désinformation" à propos du courriel envoyé ce lundi par le président de l'université aux étudiants. D'autres rappellent que "si on a eu le retrait du CPE en 2006, c'était grâce à la mobilisation collective". Les étudiants reconnaissent qu'aller à l'université est une chance, que la France est un des meilleurs systèmes éducatifs du monde. Un étudiant s'inquiète: "il faut pas faire comme aux États-Unis ou Royaume Uni où l'on s'endette à 17 ans pour faire ses études".

 

Les propositions soumises au vote

  1. Une charte émancipatrice
  2. Porter un signe distinctif sur les vêtements pour indiquer "qu'on est en lutte"
  3. Occupation de l'Elysée par toutes les universités de France
  4. Organiser un événement d'accueil pour Emmanuel Macron en visite à Strasbourg le 17 avril 2018
  5. Organiser un événement pour soutenir les cheminots place de la gare les 15 et 16 avril 2018
  6. Fonder un journal des étudiants en lutte
  7. Faire venir le président de l'université à une AG pour parler directement avec lui
  8. Créer un cortège artistique en tête des manifestations pour éviter les charges de CRS
  9. Appeler à une convergence des universités du Grand Est
  10. Spammer les messageries du rectorat et du ministère en charge de la réforme
  11. Renouveler le blocage du Patio, du Portique et de l'Escarpe 
  12. Bloquer l'Institut Le Bel

 

Des étudiants pénalisés

900 étudiants n'ont pas pu passer leurs examens hier. Le président de l'Université de Strasbourg, Michel Deneken annonce qu'il prendra toutes les mesures pour que les examens puissent bel et bien avoir lieu. Il pointe du doigt cette "minorité qui bloque la liberté d'enseigner et de passer ses examens". 

Certains enseignants prennent la parole lors de l'assemblée générale organisée ce mardi devant le Portique / © Vincent Ballester
Certains enseignants prennent la parole lors de l'assemblée générale organisée ce mardi devant le Portique / © Vincent Ballester

 

Tout n'est pas bloqué

Quelques bâtiments restent néanmoins accessibles aux étudiants non grévistes. C'est le cas par exemple du Centre de Culture Numérique ou encore de la bibliothèque de droit où les jeunes peuvent venir réviser.

Le bâtiment du centre de Culture numérique reste ouvert / © Vincent Ballester
Le bâtiment du centre de Culture numérique reste ouvert / © Vincent Ballester

 

La bibliothèque de droit demeure ouverte / © Vincent Ballester
La bibliothèque de droit demeure ouverte / © Vincent Ballester

 

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