Suspension des "fermes-usines", protestation contre les élevages intensifs, des militants de Greenpeace réclament un moratoire sur ces exploitations

Pas de nouvelles fermes-usines, mais pas de fermeture de celles déjà ouvertes. C'est le mot d'ordre de Greenpeace, ce lundi 20 novembre. Un rassemblement a eu lieu ce matin, à Strasbourg. Objectif : demander au gouvernement qu'il n'y ait plus d'ouverture de nouveaux "élevages intensifs" d'animaux.

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"Fermes-usines, ni ici, ni ailleurs, moratoire !" La banderole portée par une dizaine de manifestants de Greenpeace est claire. Le collectif écologiste a appelé à cette action, pour suspendre la construction de nouvelles fermes-usines. Il s'agit, pour l'association, de ce qu'elle appelle les "élevages industriels".

Des militants de l'association se sont rassemblés place de la République, à Strasbourg (Bas-Rhin), ce 20 novembre au matin. Déguisés pour certains avec des têtes d'animaux, ils réclament un moratoire au gouvernement, pour empêcher l'implantation de ces structures qui peuvent accueillir des volailles, mais aussi des porcs ou encore des bovins.

L'association évoque la présence actuelle de "60% d'animaux" concentrés sur "3 010 fermes-usines dans 84 départements français". Elle estime que "plus de 200 millions d'animaux d'élevage peuvent actuellement être enfermés dans des fermes-usines", et recense "jusqu'à 1,1 million de volailles ou encore 21 000 porcs" dans ses sites. Des raisons environnementales, sociétales et animales justifient cette action, d'après l'association.

Pas d'extension ou de nouvelle construction

"Ce matin, nous sommes venus ici pour dénoncer les conséquences de l'élevage industriel. On veut éviter la construction de nouvelles fermes-usines et éviter leur extension. On n'est pas ici pour demander la fermeture des élevages industriels déjà existants, mais pour demander l'arrêt de la construction de nouvelles fermes-usines", indique Claire Guillaume, militante Greenpeace.

Dans un dossier de presse, l'association liste plusieurs effets présumés de ces exploitations. "Pollution de l'eau", "pollution de l'air" et "impact sur le climat" sont les premiers points relevés par le collectif international écologiste. Sans compter les conséquences sur le "bien-être animal", puisque Greenpeace parle de "centaines de vaches, de milliers de cochons et des dizaines de milliers de volailles entassés dans des bâtiments".

L'action de sensibilisation a duré une demi-heure. Elle faisait écho à un appel à la mobilisation lancé partout en France, par l'association écologiste.

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