Coronavirus : appels à confectionner des blouses pour le personnel soignant et des masques barrières

Ce jeudi 2 avril, la préfecture de la Marne a lancé un appel aux couturiers et couturières indépendants les invitant à confectionner et à donner des blouses au personnel soignant. La Ville de Charleville-Mézières, de son côté, demande aux volontaires de produire des "masques barrières".
La Ville de Charleville-Mézières souhaite lancer une "production artisanale" de masques barrières.
La Ville de Charleville-Mézières souhaite lancer une "production artisanale" de masques barrières. © David Gannon / AFP
Le président Emmanuel Macron l'a suffisamment répété : "nous sommes en guerre". Et dans ce genre de période, tout le monde est invité à participer à l'effort national. Dans un communiqué des plus laconique, la préfecture de la Marne lance ainsi un "appel d'urgence à tous les couturières et couturiers indépendants" ce jeudi 2 avril, "pour la réalisation de blouses pour le personnel soignant".

Un patron permettant de les réaliser est également fourni et "ces blouses doivent être en coton, et lavables à 65°" est-il précisé.
 
Le patron fourni par la préfecture de la Marne pour la réalisation de blouses pour le personnel soignant.
Le patron fourni par la préfecture de la Marne pour la réalisation de blouses pour le personnel soignant. © Capture d'écran

Les donateurs sont invités à prendre contact avec la préfecture aux adresses suivantes : nicolas.kieffer@marne.gouv.fr  ou hubert.sosson@marne.gouv.fr .
 


Des "masques barrières" à Charleville

Dans le même ordre d'idée, mais cette fois à destination de tout un chacun, pas du personnel soignant, la Ville de Charleville-Mézières appelle les bonnes volontés à confectionner des masques barrières. 

"On a beaucoup parlé jusqu'à présent de masques chirurgicaux de type FFP2, le masque barrière n'a pas un niveau de protection aussi élevé mais présente de grands avantages. D'abord, il va éviter qu'un certain nombre de postillons de la personne qui le porte ne soient répandus un peu partout. Il va surtout éviter l'autocontamination qui se fait par le contact entre les mains et le visage. Il peut donc avoir une vraie utilité quand vous êtes amenés à sortir de chez vous, à aller faire vos courses, à aller à la pharmacie etc. Ce n'est donc pas ininteressant de disposer de tels masques, c'est mieux que rien", développe le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon. 

Mais pourquoi lancer ce type d'appel seulement maintenant peut-on légitimement s'interroger. "On a vu sortir vendredi dernier un document que l'on attendait depuis longtemps. Une norme de l'Afnor, l'Agence française de normalisation, qui a défini comment produire de manière artisanale et de manière sérieuse un masque barrière. On n'allait pas faire ça n'importe comment. A partir de ces recommandations, on a donc fait plancher Nathalie Genin, modiste bien connue de la rue du Moulin qui a fait un tutoriel, j'étais aussi en contact avec deux professeures mode et couture du lycée Charles de Gonzague qui m'ont fait des retours très concrets. Nous pouvons désormais envoyer un certains nombre d'indications à ceux qui auraient chez eux une machine à coudre et qui sauraient coudre pour lancer une production artisanale ", complète l'édile.
 
Pour confectionner ces masques, des matières précises sont ainsi nécessaires : des cotons avec 150 grammes par mètre carré, de la viscose à 130 g/mètre carré et de la popeline de coton. "On est en contact avec les fournisseurs pour en trouver et pour en fournir le cas échéant aux personnes qui auraient une machine à coudre mais pas de tissus. On en trouve assez facilement, ce ne sont pas des raretés", détaille Boris Ravignon.
 
Une personne est dédiée à l'accueil de ces bonnes volontés, par mail pge@amcmz.fr ou par téléphone 06.30.39.33.53. L'idée est de récupérer ces masques après leur confection, la Ville se chargera ensuite de les laver pour qu'ils soient "certifiés propres", de les contrôler pour voir s'ils respectent le cahier des charges avant de les distribuer à des personnes vulnérables. Des masques qui ont l'avantage d'être "lavables et réutilisables" à condition de respecter "des conditions assez strictes avec lavage à au moins 60 degrés".
 
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